FFCAM - Le Club Alpin Français depuis 1995

Un historique du Club Alpin Français, aujourd’hui Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, est proposé en six dossiers du CFD allant de 1874 à nos jours :

- Les origines du Club Alpin Français
- Le Club Alpin Français de 1874 à 1914
- Le Club Alpin Français de 1941 à 1974
- Le Club Alpin Français de 1975 à 1994
- Le Club Alpin Français de 1995 à nos jours
 

Le Club Alpin Français de 1995 à nos jours

Préambule

De 1874 à 1994, le Club Alpin a mené des actions pionnières, dans l’ensemble des domaines consacrés aux montagnes, présentées dans les dossiers précédents.

Il a été notamment :

< Artisan du développement économique des hautes vallées des montagnes de France.
< Aménageur de la haute montagne, par ses refuges et ses sentiers.
< Précurseur dans l’engagement de la société civile pour la sauvegarde du milieu naturel, de la montagne, et la création des Parcs nationaux.
< Incitateur dans les actions de la société civile conduisant à la création des Parcs nationaux.

< Artisan de l’essor du tourisme de montagne.
< Promoteur dans les activités tournées vers l’excursionnisme, l'alpinisme, le ski et autres activités 
sportives liées aux montagnes.
< Organisateur de la profession de Guides de haute montagne, depuis 1904, et jusqu’en 1940.
< Initiateur du tourisme hivernal et des loisirs sportifs attachés en France, depuis 1904, et jusqu’à l’autonomie du ski de compétition, pour depuis 1924 se consacrer au ski de montagne.
< Organisateur des Caravanes scolaires pour la jeunesse, depuis 1874, jusqu’en 1940.
< Contributeur majeur dans la connaissance scientifique de la montagne.
< Mentor du Groupe de Haute Montagne depuis 1919, avant son autonomie en 1930.
< Diffuseur de guides-itinéraires et de manuels techniques.
<
Après 1922, promoteur de l’Enseignement alpin.
< Accompagnateur du développement du camping dès 1929.
< Incitateur des premières initiatives, vers les plus hautes montagnes du monde, avant 1940.
< Éditeur d’une littérature alpine étendue, avec une promotion pour les livres, la photographie et le cinéma.
< Il a publié certains textes essentiels : Alerte au suréquipement - La Charte des Alpages et des Glaciers - La charte Montagne.
< Depuis 1942, il a dû s’intégrer dans une organisation fédérale, où son hégémonie numérique produira des incompréhensions.
< Au sein de la Fédération Française de la Montagne, il sera le partenaire majoritaire dans toutes les décisions fédérales, depuis les initiatives vers les plus hautes montagnes du monde jusqu’à l’organisation du secours en montagne, avant l’intervention des pouvoirs publics en 1972.

< Les mésententes dans l’organisation fédérale, devenue Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, conduiront le Club Alpin à se transformer en 1996 en une fédération de multiactivité et de multisports à part entière, une Fédération Française des Clubs Alpins (plus tard en 2005, Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne), avec la personnalité juridique de ses Sections, qui sont devenues des Club Alpins locaux.
La FFCAM en devenir conduira ses propres initiatives en matière d’Enseignement alpin, d’activités sportives et de formation au haut niveau. Elle est une des composantes principales de l'organisation des sports de montagne, essentielle dans l’aménagement et la préservation de l’espace montagnard.
Et surtout depuis 1874, le Club Alpin aura permis à beaucoup de découvrir, d’approcher et d’aimer la montagne.

Sommaire :

- 1995 - 1996 - Une fédération de multiactivité et de multisports
- 1995 à 1999 - Les refuges construits ou restaurés
- 1995 - La responsabilité des dirigeants et des cadres bénévoles
- 1997 - Les connaissances nécessaires pour aller à l’autonomie
- 1998 - Une politique de la jeunesse et la multiactivité
- 1999 - La structuration de la Fédération Française des Clubs Alpins
- Les refuges à la fin du vingtième siècle
- 2000 - L'Annapurna de 1950
- 2000 à 2006 - Les refuges construits ou restaurés
- 2000 - La loi sur les activités physiques et sportives
- 2002 - La gratuité des secours
- 2004 - Le titre La Montagne a 100 ans
- 2005 - La Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne
- Les bases d’activité de la FFCAM en 2006
- 2007 - La gratuité des secours
- 2007 à 2009 - Les refuges construits ou restaurés
- 2009 - Mieux intégrer les refuges dans l’environnement préservé
- 2010 - La recherche d'une ambition commune
- 2010 - La Charte Montagne
- 2010 - Une gestion raisonnée des espaces de montagne
- 2011 - La politique de la jeunesse
- 2012 - Une Coordination montagne
- 2012 à 2019 - Les refuges construits ou restaurés
- Les sports aériens de montagne
- 2014 - 140 ans !
- 2014 - Rendre les refuges accessibles au plus grand nombre
- 2014 - Le refuge de l’Aiguille du Goûter, 3835m
- 2016 - La révision de la loi montagne
- 2016 - Les compétitions d’escalade sur glace
- Les activités proposées par la FFCAM
- 2017 - Les refuges et le développement durable
- 2017 - Les Bourses aux expéditions
- 2019 - L’alpinisme entre au patrimoine culturel de l’UNESCO
- 2020 - Le parc naturel régional du Mont Ventoux
- 2020 - Le versant nord du Mont Blanc et sa voie normale d’accès
- Les présidents de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne de 1995 à nos jours

1995-1996 - LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DES CLUBS ALPINS

Une fédération de multiactivité et de multisports

En 1995, le Club Alpin Français souhaite devenir une fédération de multiactivité et de multisports, en référence à sa représentativité et à sa compétence.
Le 30 janvier 1993, l'Assemblée générale du Club Alpin Français, réunie à Albertville, avait adopté de nouveaux statuts de la fédération en devenir, réunissant les anciennes Sections devenues des Clubs Alpins locaux, en ayant acquis la personnalité juridique dès 1988.
Les membres de la « Fédération Française des Clubs Alpins » se reconnaissent « comme des amateurs polyvalents, assumant économiquement et politiquement une grande part des charges d'aménagement et de protection de la montagne ».
Une Fédération « qui offre des formations de base dans toutes les disciplines (se pratiquant principalement en montagne et en pleine nature), qui assure une représentation internationale de la France et une permanence de la culture alpine de langue française ».

Pour obtenir l’agrément de ses statuts par l’État, le Club Alpin avait dû préalablement accepter la prérogative de la FFME au sein de l'Union Internationale des Associations d’Alpinisme (UIAA). En contrepartie, la FFME acceptant que le président du Club Alpin ( ou son représentant ) accompagne obligatoirement le président de la FFME ( ou son représentant ) dans la délégation française.

L’Assemblée générale de la « Fédération Française des Clubs Alpins » réunie à Nîmes en janvier 1995 élira Fernand Fontfreyde, il devra en premier lieu préparer l’avenir de la nouvelle fédération de multiactivité et de multisports, qui deviendra plus tard en 2005, la « Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne ». L'agrément définitif viendra du ministère de la Jeunesse et des Sports du 10 mai 1996, après avis favorable du Comité Olympique et Sportif Français et de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade.

Il faudra encore une Assemblée générale extraordinaire de la Fédération Française des Clubs Alpins, le 14 décembre 1996 à Paris, avec une adoption à une très large majorité de nouveaux statuts, pour terminer la mutation commencée en 1988. « C’est un tournant historique dans l’évolution [du Club Alpin] et probablement l’un des plus important depuis sa création » écrira le président Fontfreyde.

Les domaines d'intervention de la Fédération des Clubs Alpins

On peut souligner les grandes orientations de la Fédération des Clubs Alpins, en s’appuyant sur un éditorial du président Fontfreyde...

Encourager le sport de loisir
C'est là que se retrouve le plus grand nombre de nos adhérents, c’est la base effective de notre Club.
C’est là que sont développées les formations indispensables qui permettent à nos jeunes affiliés d'atteindre l’autonomie et pour certains le haut niveau. Cela concerne toutes les activités sportives proposées par nos Sections devenues nos Clubs Alpins.
Développer les activités de haut niveau
Cela concerne un nombre minoritaire d'acteurs, mais constitue le fer de lance de l’association. Ce groupe d'élite intéresse tous nos compétiteurs que ce soit en alpinisme, en ski-alpinisme, en escalade, en vol libre et également certaines de nos activités spéléo. Il permet à notre Club de présenter une image de marque sportive dynamique.
Prolonger les orientations culturelles
Cela concerne : la sauvegarde de l'environnement qui doit rester un souci majeur, afin de transmettre aux générations qui nous suivront un champ d'action préservé ; l’aménagement paisible et responsable de la montagne au service des montagnards ; l’étude de l’ensemble des domaines concernés par la montagne : sciences, culture, environnement. Ces orientations culturelles viennent compléter les raisons d'être des autres domaines d’intervention du Club Alpin. C'est ce qui permet de prétendre que le Club Alpin Français possède une éthique propre, et qu'à ce titre il est probablement le seul à être concerné par tout ce qui se passe dans le milieu montagne.

L’observation attentive de l’histoire de notre l’association depuis 1874 montre la remarquable constante dans sa ligne d’action et dans ses convictions culturelles et environnementales, seuls l’Enseignement alpin et la pratique de l’alpinisme sans assistance auront connu de sérieuses controverses.

1995 à 1999 - LES REFUGES CONSTRUITS OU RESTAURÉS

1995 - Le refuge de la Dent Parrachée, 2500m
1995 - Le refuge de l’Étang Fourcat, 2445m
1995 - Le refuge de la Madone de Fenestre, 1903m
1996 - Le refuge des Bésines 2104m
1996 - Le refuge du Portillon, 2570m
1996 - Le chalet refuge des Trois Fours, 1230m
1996 - Le refuge de la Pilatte, 2572m
1997 - Le refuge des Conscrits, 2580m
1997 - Le refuge Packe, 2495m
1998 - Le refuge de Péclet-Polset, 2500m
1998 - Le refuge de Font Turbat, 2194m
1999 - Le refuge Lemercier de 1891 restauré

<  Voir un historique dans le dossier du CFD : L'aménagement de la montagne et les REFUGES.

1995 - Les sommets de plus de 4 000 mètres d'altitude dans les Alpes

Contrairement à la chaîne des Pyrénées qui dès 1906 avait vu se figer « pour chaque lieu la dénomination et l’orthographe de nom qu’il convient d’adopter et d’inscrire sur les cartes », il apparaissait que les répertoires proposés par les rédacteurs de guides-itinéraires et par les cartographes des différents pays alpins ne concordaient pas souvent.

Après enquêtes et consensus entre les géographes et érudits, la toponymie liée aux montagnes a été peu à peu figée au cours du XXe siècle. Mais elle était venue buter sur différentes frontières entre les pays, sur certaines limites de régions, ou même sur certaines délimitations de zones linguistiques.
La commission en place en 1995 constatera que l’éventuelle unification transfrontière restait éminemment politique.
Elle pourra cependant avancer et apporter différentes précisions et définitions.
En particulier, il n'avait pas été établi jusqu'ici de critères bien définis permettant de distinguer les sommets suffisamment individualisés des reliefs ne revêtant aucun intérêt, ni pour les alpinistes, ni pour les topographes.

Il était souhaitable qu’une liste de référence des sommets alpins soit établie sur des critères univoques d'évaluation au niveau européen par un groupe de travail possédant une compétence indiscutable. Il s’agissait surtout de trier parmi les nombreuses antécimes et autres reliefs voisins des cimes principales.
L’initiative première concernera les sommets de plus de 4 000 mètres d'altitude ( voir le dossier du CFD : « Le Comité scientifique du Club Alpin / 1995 - Les sommets de plus de 4 000 mètres d'altitude dans les Alpes »).

1995 - LA RESPONSABILITÉ DES DIRIGEANTS ET DES CADRES BÉNÉVOLES

Suite à une affaire malheureuse concernant un accident d’escalade, le Club Alpin organise, le 20 mai 1995, un colloque sur la responsabilité des dirigeants et des cadres bénévoles, il sera conduit par des membres des professions judiciaires. Le rapport est publié dans La Montagne & Alpinisme n°3/1995.
Participaient de nombreux Clubs Alpins, ainsi que la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade et celle de la Randonnée Pédestre, et d’autres associations intéressées.

Voici les grandes lignes des résultats, d’abord avec ces constatations préalables :
-  la situation du dirigeant ou du cadre bénévole n'est pas différente de celle de toute autre personne appelée à répondre de ses agissements, à la fois fautifs et dommageables.
- la faute étant appréciée, en dernière analyse par les tribunaux, selon la conduite normalement diligente et raisonnable qui doit inspirer toute action humaine.

En ce qui concerne nos activités particulières :
-  il n'existe pas, pour la pratique des sports en montagne, de réglementation nationale émanant de l'autorité publique.
-  pour tout pratiquant, il est souligné l'intérêt de souscrire une assurance « individuelle-accident », destinée à couvrir le préjudice corporel ou matériel subi par lui et découlant d'un accident.
-  les procès verbaux dressés par la gendarmerie pour l’enquête de police judiciaire, lors des accidents de montagne, sont des avis techniques dans lesquels les magistrats puisent les informations dont ils peuvent avoir besoin, lorsqu'ils sont saisis de procédures contentieuses.

L'action à conduire pour notre association peut se développer selon quatre objectifs : organisation, exécution, réflexion et communication.
Elle doit l'être dans chaque cellule du Club Alpin, le siège fédéral ne pouvant que promouvoir un certain nombre de recommandations, et donner des impulsions lorsque le besoin s'en fait sentir.

L'ORGANISATION
Chaque association doit veiller avec rigueur à la parfaite distribution des tâches des divers responsables à l'organisation des courses ou sorties collectives, selon un calendrier porté à la connaissance des pratiquants et comportant une évaluation des difficultés techniques de ces sorties, la sélection, la formation des cadres, l'accueil des nouveaux membres, la mise en place de sorties destinées à les familiariser avec les activités qu'ils désirent pratiquer.

L'EXÉCUTION
Elle doit conduire à la recherche de cadres expérimentés bien formés, aux connaissances et à l'expérience avérées, sachant réagir en situation de risque et attentifs au niveau technique des participants qu'ils encadrent. Remarquons que la possession d'un brevet, si elle est recommandée, car elle est souvent un critère de compétence devant les juridictions, n'est pas obligatoire pour conduire des groupes d'adultes en montagne, elle peut être remplacée par une solide expérience acquise au fil des années par une pratique constante.
L'élaboration de règles techniques de base, présentées en termes de recommandation et non d'obligation ou de réglementation, a été proposée dans le cours de la discussion par divers participants, qui ont fait état de cette pratique dans des clubs alpins étrangers ( Suisse notamment ), et même dans nos Clubs Alpins ( Marseille, en particulier ).

LA RÉFLEXION
L'accident peut survenir même dans le groupe le mieux géré, utilisant un encadrement de bon niveau technique. D'où la nécessité de créer des cellules de crise ou des comités de sécurité, qui dans une telle situation procéderaient à une enquête interne pour déterminer les causes du sinistre : défaillance de l'encadrement, risques objectifs normalement imprévisibles, faute de la victime...
Les conclusions de cette recherche - qui ne remplacerait pas l'enquête judiciaire - permettraient, sans aucun doute, de tirer d'utiles enseignements, pour éviter la reproduction d'autres accidents.
Cette procédure nous rendrait également plus crédibles, tant auprès de nos assureurs, que des autorités judiciaires, ou des milieux professionnels, dans la mesure où nous apparaîtrions comme capables de remédier à nos propres défauts.

LA COMMUNICATION
C'est à ce moment que la relation humaine, conforme à la tradition de solidarité des pratiquants de la montagne, est la plus nécessaire. Les ayants droit d'une victime décédée doivent pouvoir connaître les circonstances de l'accident et ce, dans un délai aussi proche que possible de la mort de leur proche. Si cette information ne leur est pas donnée, le seul recours dont ils disposent est le dépôt d'une plainte qui leur permettra d'accéder à l'enquête judiciaire et de solliciter, par le biais de la constitution de partie civile, l'ouverture d'une information pénale.
Tout aussi digne d'intérêt est la situation du présumé responsable, nécessairement membre de notre association et tenu, s'il n'est pas soutenu, de supporter seul, au moins le poids moral de la mort d'un compagnon ou, plus encore, de celle d'un ami.

1996 - Le vélo de montagne

Le Vélo Tout Terrain (VTT) né aux USA en 1979 continue son développement aux niveaux des clubs de la fédération, ils accueillent de nombreux adeptes, et une Commission nationale de vélo de montagne anime l’activité.
Après un numéro spécial en 1991, consacré à cette discipline, en progression dans nos clubs, La Montagne & Alpinisme n°2/1996 revient sur son aspect pratique.
Le cinquième rassemblement national de vélo de montagne est organisé du 22 au 25 août 1996 dans le massif du Pilat, par les Clubs Alpins de Lyon et de Saint Etienne ( voir le dossier du CFD : Les autres activités sportives - Le vélo de montagne ).

1996 - Les parcours aménagés

Le Club Alpin avait publié un article expliquant l’enjeu dans La Montagne & Alpinisme n°1/1991, suite à la construction de nombreuses structures métalliques et artificielles d’échelles, de câbles et d’escaliers volants, pour proposer des circuits aériens parcourant des parois rocheuses : les « Vie Ferrate » du nom emprunté aux précurseurs italiens en la matière.
En 1996, l’instance doit renouveler son avis, sollicité par le Service d’Études et d’Aménagement Touristique de la Montagne ( SEATM ) : « oui pour certains itinéraires présentant un intérêt majeur de randonnée pédestre, en proposant des solutions de continuité entre des éléments naturels de progression », et rappelle sa position dans La Montagne & Alpinisme n°2/1996.
La recommandation sera vite oubliée, car les stations d’altitude, souhaitant compléter leurs offres, sont à la recherchent d’activités d’été.
Le 19 mars 1997 à Chambéry, une table ronde constatera que les parcours aménagés « s’offrent au public comme activité accessible et très simple, [mais] l’équipement et la gestion d’un tel itinéraire peuvent s’avérer très complexes sur le plan des normes techniques et de sécurité, sur le plan de la responsabilité des communes, sur le plan des compétences réglementaires en matière d’encadrement, et sur le plan de l’impact environnemental ».
Les réglementations, l’entretien des installations et les responsabilités engagées viendront bientôt tempérer les ardeurs des entrepreneurs.

Nous sommes à des années lumières du merveilleux sentier des Bocchettes des Dolomites des années 1960, qui était alors fait de fils de fer, de bouts de bois et d’échelles branlantes, et parcouru sans aucun matériel de sécurité…

1997 - LES CONNAISSANCES NÉCESSAIRES POUR ALLER À L’AUTONOMIE

L’Assemblée générale annuelle de la Fédération des Clubs Alpins s’est réunie le 1er février 1997 à Lourdes, elle a élu un nouveau président André Croibier qui signe un premier éditorial « Le Club Alpin Français, dès sa création, s’est donné pour mission de promouvoir l’aventure en montagne, et [ plus tard ] d’apporter à ses adhérents toutes les connaissances nécessaires à leur autonomie. La Fédération des Clubs Alpins Français poursuivra les mêmes objectifs : notre effort de formation, plus particulièrement auprès des jeunes, n’a pas d’autre but ».

Marcher dans le ciel

En mai 1988, Joël Claudel, accompagnateur en montagne, conçoit un fauteuil muni d’une roue unique, et de deux brancards, permettant de véhiculer une personne handicapée physique sur les sentiers de montagne, et pouvoir emmener son neveu Stéphane atteint de myopathie : la Joëlette.
Un modèle plus élaboré est proposé à partir de 1995.
L’association Handicap Évasion développera cette proposition. C’est une structure loi 1901 à but non lucratif d’intérêt général, née dans les Hautes-Alpes en 1988. Son objectif est de permettre à des personnes handicapées physiques et à des personnes valides de partager une activité de randonnée pédestre en montagne, grâce à un fauteuil roulant tout terrain. L’association est affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre, car elle s’inscrit dans le cadre de la randonnée sportive, réunissant personnes valides et handicapées.
Dans les années mil neuf cent quatre vingt dix, une association pyrénéenne « Y arrivarem » développera des activités en pleine nature avec des objectifs proches : permettre à des personnes handicapées physiques et à des personnes valides de partager une activité sportive en montagne.
Certain de nos clubs s’associeront à ces démarches généreuses, l’une d’elles aura permis à un jeune handicapé d’écrire merveilleusement d’avoir pu « marcher dans le ciel »...

1997 - Les dangers de la foudre en montagne

Le second Symposium international « Foudre et Montagne » est organisé conjointement par la Société des Électriciens et Électroniciens ( SEE ) et la Fédération Française des Clubs Alpins, à Chamonix du 1er au 5 juin 1997, concernant les accidents ( et les dangers ) de la foudre en montagne.
Cent quatre-vingt participants représentant de vingt-huit pays sont présents, prolongeant les travaux de 1994, avec cent dix communications traitant de recherches fondamentales, ou appliquées en matière de modélisation, de détection et de protection des hommes et des installations, ainsi que l’étude des effets de la foudre sur l’homme.
Les actes du congrès seront disponibles à la SEE.
Une présentation est publiée dans LM&A n°3/1997.
Une plaquette, « L’orage en montagne », sera éditée par le Comité scientifique, à destination du grand public.

1997 - Une histoire de la spéléologie au Club Alpin

La Commission nationale de spéléologie du Club Alpin a plus de soixante ans d’existence, elle coordonne les activités souterraines réparties dans les différents clubs de la fédération.
On retrouvera un historique des explorations souterraines dans un article de Philippe Morveran « La petite histoire de la spéléologie au Club Alpin » dans La Montagne & Alpinisme n°4/1997.
Est bien décrite la part du Club Alpin, en ce qui concerne l’origine de la spéléologie en France, la période prolifique de 1935 à 1955, puis la structuration de l’organisation et son évolution.
Les liens forts de la spéléologie avec le Club Alpin, le premier à s’intéresser à cette discipline en 1888, méritent d’être soulignés et rappelés, ainsi que les activités de la Commission des travaux scientifiques du Club Alpin de 1939 à 1950 ( voir le dossier du CFD : Un historique de la spéléologie ).

1997 - Les guides manuels du Club Alpin Français

Aux éditions de Seuil, le Club Alpin propose une collection présentant les différents sports alpins.

- Les sports de neige,
- La météo de montagne,
- La randonnée en montagne,
- Alpinisme et escalade en 1998.

1997 - Un classement au Patrimoine mondial de l’Unesco

Le 6 décembre 1997, l'Unesco a classé au Patrimoine mondial une partie du territoire des deux Parcs nationaux d'Ordesa-mont Perdu en Espagne et des Pyrénées occidentales en France, au double titre de monument naturel et de monument culturel.
Le Parc national d'Ordesa et du mont Perdu, inauguré le 16 août 1918, avait été reclassé et étendu en 1982. Le Parc national des Pyrénées occidentales a vu le jour en 1967.

1998 - Les raquettes à neige

Pour les habitants des hauts villages de montagne, des raquettes à neige rudimentaires étaient d'une utilisation courante depuis très longtemps, pour des mobilités très circonscrites en hiver sur la neige et le passage de certains cols. Un usage connu dans les pays nordiques depuis les temps préhistoriques ( voir le dossier du CFD : La pratique hivernale de la montagne ).
C’est d’abord avec des raquettes à neige que la pratique hivernale de la montagne continuera à se développer vers 1880, elles seront rapidement délaissées au profit des skis.
Cent ans plus tard, le déplacement à l’aide de raquettes réapparait dans nos montagnes et devient un nouveau « produit », proposé en hiver par les stations de montagne.
Pour le Club Alpin, c’est une conception rustique et rurale qui sera mise en avant, une nouvelle façon d’accéder à un espace de liberté, lorsqu’elle est pratiquée loin des espaces aménagés, des stations et des foules « c’est là que l’on peut le mieux jouir des grands espaces et du plaisir de créer son propre itinéraire, tout en cultivant une connaissance approfondie de la neige, du terrain, de l’environnement naturel et humain ».
Le Club Alpin organise des formations de base axées sur la sécurité, à l’intention de ses cadres bénévoles.
La coexistence de cette discipline - à la fois nouvelle et très ancienne - avec les pratiques hivernales classiques : ski alpin et nordique est évoquée dans l’article de Pierre Gallet dans La Montagne & Alpinisme n°1/1998.

1998 - La formation pour les sports de neige

Pour la saison 1998-1999, le Club Alpin met en place ses propres formations dans le domaine des sports de neige de pleine nature, débouchant sur des brevets fédéraux, comprenant trois niveaux de formation. La présentation est publiée dans La Montagne & Alpinisme n°4/1998.

1998 - Le ski de montagne de compétition 

C’est sous la terminologie de « ski de montagne de compétition » que l’UIAA décide de désigner le ski-alpinisme de compétition en développement…

1998 - Le centenaire de l’observatoire Vallot

À l’occasion du centenaire de l’observatoire Vallot, construit en 1898, l’œuvre scientifique de Joseph et Henri Vallot est rappelée dans La Montagne & Alpinisme n°2/1998, par respectivement Jacques Malbos, Robert Vivian, Claude Deck, Monique Fort, Louis Reynaud et Jean-Paul Richalet.

1998 - UNE POLITIQUE DE LA JEUNESSE ET LA MULTIACTIVITÉ

Depuis sa création, le Club Alpin s’est toujours préoccupé de sa politique de la jeunesse, d’abord dès 1874 avec ses Caravanes Scolaires.
En 1990, c’est une formation tournée vers la compétition dans les activités sportives qui est proposée, en regard de la forte demande des plus jeunes adhérents, la compétition étant souvent la forme la plus motivante de pratique, et d’encouragement à l’acquisition d’une technique.
Mais dans l’environnement de la montagne et en fonction de la raison d’être du Club Alpin « la compétition ne peut être qu’une facette de la pratique des jeunes. Il serait dommage et bien trop réducteur de la limiter à une gestuelle ou à un désir un peu sommaire de confrontation avec autrui ».
En 1997, la Commission jeunes est constituée, en ayant à l’esprit des dimensions de loisir, dans un environnement qui implique culture et savoir-faire, en orientant ses initiatives vers la multiactivité.
La présentation de la commission et les résultats des deux premières initiatives sont soulignées par le président de la commission Dominique Girard, dans un article : Le CAF et les jeunes dans La Montagne & Alpinisme n°1/1998.

1999 - LA STRUCTURATION DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DES CLUBS ALPINS

Dans son éditorial le président André Croibier souligne les restructurations de l’association, qui a désormais acquis un statut fédéral reconnu.
- Structuration territoriale de la fédération, avec des Comités départementaux et Comités régionaux ( ou délégations correspondantes ) de façon à la mise en place des interlocuteurs reconnus par les collectivités territoriales et les services décentralisés de l'État.
- Formation des cadres bénévoles, dont elle avait un urgent besoin. La Commission nationale de formation a pu mettre en place tous les cursus concernant les activités de la fédération.
Le président annonce la mise en conformité des hébergements d'altitude, et la rénovation d'une centaine de refuges, programmées sur la période 2000-2006.

LES REFUGES À LA FIN DU VINGTIÈME SIÈCLE

La Montagne & Alpinisme n°3/1998 consacre une nouvelle fois un numéro spécial aux refuges « Le Club Alpin française et ses refuges en 1998 », qui présente la situation de ces années-là..

Elle est accompagnée d’un rappel historique des constructions depuis 1874, qui comporte malheureusement une omission, en oubliant de citer le principal artisan de la reconstruction des refuges de 1945 à 1974 « qui au sortir de la guerre 1939-1945 sont - pour la plupart - délabrés faute d'entretien, et certain sont pillés ou vandalisés ».

Si les actions des hommes de l’art sont essentielles, celles des hommes et des femmes du Club Alpin ont été et restent  primordiales et bénévoles, ils et elles participent à la conception et à la réalisation, ils et elles décident du financement, doivent trouver les partenaires et en dernier lieu devront assumer la décision au nom des adhérents de l’association ( voir le dossier du CFD : L'aménagement de la montagne et les REFUGES ).

Les aéronefs à moteur en montagne

Dans le cadre de la sauvegarde du milieu naturel et de la montagne, le Club Alpin publie dans LM&A n°1/1999 des recommandations et des propositions, pour l’utilisation des aéronefs à moteur en montagne, approuvées par son Comité directeur. Ces avertissements s’adressaient aux pratiquants et aux dernières coopérations de l’association avec les sports aériens à moteur, initiées en 1965, activité transmise peu à peu dès 1973, la Charte des alpages et des glaciers ayant en 1976 fait définitivement tourner la page de cette courte aventure.
Dès 1978, le vol libre était venu apporter, une légitimité plus incontestable... ( voir le dossier du CFD : Les autres activités sportives / Les sports aériens de montagne ).

 2000 - Le développement durable

Le développement durable est mis en avant par le Club Alpin, avec le compte rendu du « Congrès mondial du Comité international olympique » d’octobre 1999, et l’éditorial du président André Croibier dans La Montagne & Alpinisme n°2/2000 :
« Dans le droit fil de la déclaration du sommet mondial de Rio en juin 1992, le développement durable des zones de montagne passe par la préservation d'un environnement montagnard de qualité, sa fréquentation intelligente et en sûreté par le public le plus large, et un essor économique pérenne pour les activités locales qu'elles soient agricoles, touristiques ou de services.
Ainsi, et concernant plus particulièrement le Club Alpin Français, le développement durable apparaît comme le cadre harmonieux à l'intérieur duquel nous allons, dans les années à venir, poursuivre trois objectifs :
• Préserver un environnement montagnard de qualité.
• En favoriser l'accès le plus démocratique possible en veillant à la pertinence et à la sécurité des pratiques : nous y parviendrons par une formation aux techniques ; accompagnée d'une sensibilisation à la richesse et à la fragilité du milieu montagnard.
• Améliorer les conditions d'accueil dans nos hébergements pour rendre ceux-ci plus attractifs. Les refuges, chalets et centres alpins doivent en effet constituer un pôle fort d'attraction de tous les montagnards vers le CAF.
En poursuivant cette politique nous assurerons l'équilibre économique de notre secteur «hébergements» certes, mais, tout en remplissant la mission de service public qui nous est confiée, nous nous engageons pour le CAF et pour la communauté montagnarde en général, dans la voie d'un durable développement ».

L’équilibre économique des Parcs nationaux

L’équilibre économique des Parcs nationaux est évoqué dans La Montagne & Alpinisme n°1/2000, pour le Parc de la Vanoise, et n°2/2000, pour le Parc des Écrins.
Ces études soulignent l’apport économique de ces zones protégées, pour les collectivités qui en ont accepté l’implantation.

La restauration des chalets d’alpage

Un manuel est proposé, à l’initiative du Parc national de la Vanoise, pour la restauration ou la reconstruction d’anciens chalets d’alpage, une initiative destinée à accompagner la mise en valeur du patrimoine montagnard.

2000 - Les parcours aménagés

Le Club Alpin avait publié un article expliquant l’enjeu dans La Montagne & Alpinisme n°1/1991, suite à la construction de nombreuses structures métalliques et artificielles, d’échelles, de câbles et d’escaliers volants, pour proposer des circuits aériens parcourant des parois rocheuses. Avec un rappel de sa position dans LM&A n°2/1996.
Le comité directeur du 18 mars 2000 renouvelle l'avis du Club Alpin dans LM&A n°2/2000, sous le titre « Via ferrata » équipement et pratique.

2000 - L’Annapurna de 1950

À l’approche du cinquantenaire de l’ascension de l’Annapurna, premier 8000 atteint par les himalayistes, certains hors contexte, et utilisant des informations partielles et des « on-dit », ont voulu exploiter l’événement historique à des fins d’édition.
Le challenge semblait être de vouloir saper, par tous les moyens, la notoriété de l’homme survivant de l’Annapurna Maurice Herzog, devenu un notable connu, qui pris dans la tourmente n'opposera qu'une résistance lassée et agacée de personne âgée, avec quelques maladresses de communication.
Pour alimenter à tout prix une controverse, fructueuse pour les porteurs de ragots, on développe la thèse empoisonnée de la suspicion, on proposera une interprétation douteuse de photographies connues, mais en ne disant rien des descriptions précises données par les deux du sommet, qui n’allaient pas dans le sens souhaité : la grande falaise terminale et le couloir permettant l’accès au sommet, que personne - sauf eux - ne pouvait connaître.
Une information essentielle, irréfutable et définitive, donnée par les premiers arrivés, qu’évidemment les auteurs des racontars se garderont bien de reprendre.
Pour rester dans le sensationnel, on ne tiendra pas compte des avis compétents, ce sera à qui en rajoutera le plus, en instillant le doute, en faisant parler les morts, rien ne sera vérifié, c’est le persiflage qui tiendra lieu d’argument.
On ira jusqu'à tenter de faire un rapprochement invraisemblable entre l’organisation française pour l’Himalaya conçu dès 1933 et une fondation d’outre-Rhin, dont on nous explique les liens avec les nazis, créée en 1936 et de laquelle l’organisation française de 1950 se serait inspirée...
Mais où était la vérification des sources…

Après l’orage un remarquable travail de Jean-Jacques Prieur, dans la publication du Groupe de Haute Montagne, permettra de s’informer et de comprendre :
Annapurna, une affaire de cordée ou de photos ? Cimes 2014.
- Annapurna, la conjuration du cinquantenaire. Cimes 2015.

- Voir aussi le dossier du CFD : Un historique des expéditions lointaines.

 

2000 à 2006 - LES REFUGES CONSTRUITS OU RESTAURÉS

2000 - L’ancien refuge du Sélé de 1956, 2710m
2000 - Le refuge d’Espingo, 1960m
2000 - Le refuge de l’Aigle, 3440m
2001 - Le refuge de Vallonpierre, 2271m
2002 - Le refuge de la Cougourde, 2100m
2002 - Le refuge de la Glère, 2153m
2003 - Le refuge de Bayssellance, 2651m
2003 - Le refuge du Fond d’Aussois, 2350m
2003 - Le refuge de la Tagnarède, 1052m
2003 - Le refuge du Viso, 2460m
2005 - Le refuge de Tête Rousse, 3170 m
2005 - Le refuge de Tuquerouye, 2666m
2006 - Le refuge du Carro, 2764m
2006 - Le chalet de montagne de l’Eychauda, 1267m
2006 - Le chalet de montagne du Sancy, 1270m
2006 - Le chalet-de montagne des Trois Fours, 1197m
<  Voir un historique dans le dossier du CFD : L'aménagement de la montagne et les REFUGES.

2000 - LA LOI SUR LES ACTIVITÉS PHYSIQUES ET SPORTIVES

La loi sur les activités physiques et sportives, dite loi sur le sport, datait du 16 juillet 1984, elle est modifiée le 6 juillet 2000.
Concernant l’Enseignement alpin : « les fédérations sportives agréées assurent la formation et le perfectionnement de leurs cadres. ( ... ) Les diplômes concernant l'exercice d'une activité à titre bénévole, dans le cadre de structures ne poursuivant pas de buts lucratifs, peuvent être obtenus soit à l'issue d'une formation, soit par validation des expériences acquises ».
L’éditorial du président André Croibier souligne la portée du texte, et la nécessité pour le Club Alpin d'être présent dans les consultations et les débats préparatoires aux décisions :
« Nous sommes - nous pratiquant la montagne - directement concernés par ce texte qui, s'il entérine certaines pratiques de notre fédération, se montre par ailleurs innovant en matière de gestion des espaces, sites et itinéraires de pleine nature.
Ainsi c'est toute la politique de formation du Club Alpin Français initiée en 1997 qui se voit aujourd'hui confortée. Mieux même, et la modestie des instigateurs et des pilotes de cette politique dût-elle en souffrir, nous avons su faire œuvre de pionnier en créant la "validation des compétences" pour accompagner la délivrance de diplômes à l'issue de stages.
Concernant les "espaces, sites et itinéraires relatifs aux sports de nature" leur gestion fait appel à un dispositif très complet - voire complexe ? - Nous en retiendrons, pour aller à l'essentiel, l'impérative nécessité pour le Club Alpin Français d'être présent à tous les niveaux de la consultation et de la décision. Au plan national, c'est aux élus fédéraux qu'il appartiendra de défendre la liberté et la gratuité d'accès aux sites montagnards tout en veillant à leur préservation. Mais un rôle essentiel sera dévolu à nos comités départementaux des zones de pratiques : il leur appartient de se rapprocher du président du Conseil général de leur département qui pilotera désormais la commission ad hoc aux pouvoirs très larges, en charge du "plan départemental des sites, espaces et itinéraires relatifs aux sports de nature" ».

Alpinisme au féminin

Dans ces dernières années, un degré stupéfiant (au regard du chroniqueur mais pas que) est atteint par les meilleures.
Parmi les performances remarquables, celles de quatre personnalités peuvent être particulièrement soulignées : Nina Caprez, Hazel Findlay, Federica Mingolla et Inès Papert ( voir le dossier du CFD : L’alpinisme au féminin ).

2001 - Une nouvelle olympiade

Pour suivre le rythme qui conduit désormais la vie associative, selon la loi de 2000 et basé sur les olympiades, le renouvellement total des structures dirigeantes de l’association est voté par le Congrès national de la Fédération française des Clubs Alpins (anciennement Assemblée générale), réuni les 3 et 4 février 2001 à Marseille.
Bernard Mudry est élu président, son action appuyée par son Comité directeur sera - entre autres initiatives - orientée vers une souhaitable réunification de la Fédération des Clubs Alpins et de la Fédération de la Montagne et de l’Escalade, plusieurs éditoriaux souligneront les intentions.

2001 - Dialogue et ouverture

Éditorial du président Bernard Mudry, portant sur la recherche d'une réunification entre notre fédération et la FFME, dans La Montagne & Alpinisme n°2/2001.

2001 - Le refuge de l’Aigle

Dans les Grandes Alpes du Dauphiné et le massif des Écrins, construit en 1910, réaménagé 1962, le refuge de l’Aigle est dans un état vieillissant, après 90 ans de service, sa reconstruction s’avère nécessaire, mais ce lieu de vie placé à 3440m d’altitude est porteur de beaucoup de souvenirs et de sentiments. La Commission des refuges annonce une consultation des montagnards dans La Montagne & Alpinisme n°4/2000.
Un article « Le refuge de l’Aigle » en 2001, évoquant le projet de reconstruction, va provoquer des émotions compréhensibles, et aussi des émois exaltés, sans issues raisonnables.
Un nouvel article dans LM&A n°2/2004 devra revenir sur ce qui n'est encore qu'un projet.

2002 - La place de l’alpinisme

Le Congrès national de la Fédération Française des Clubs Alpins les 26 et 27 janvier 2002 de Besançon réaffirme que « l’alpinisme ne peut faire l'objet de compétitions structurées sans risquer de perdre sa spécificité et sa richesse. L'alpinisme se déroule dans un univers qui doit rester un espace de liberté. Sa pratique découle d'un acte volontaire. Elle véhicule des notions fortes d'engagement, d'autonomie, de prise de responsabilité de celui qui s'y adonne, notamment pour assurer sa propre sécurité. Ces valeurs ne peuvent tolérer les tentatives de codification, d’encadrement propre à toute compétition, et l'embrigadement vers des lieux s'apparentant à des stades.

2002 - LA GRATUITÉ DES SECOURS

De nouveau la question des secours en montagne se trouve posée, avec la remise en cause de la gratuité des secours. Le 27 février, un amendement, à la loi sur la démocratie de proximité, étendait à l’ensemble des activités sportives et de loisirs, la possibilité pour les communes de se faire rembourser les frais qu’elles ont engagés dans les opérations de secours.
Cette initiative va amener l’ensemble des associations à se mobiliser.
Avec l’éditorial du président Bernard Mudry dans La Montagne & Alpinisme n°3/2002, la Fédération Française des Clubs Alpins réaffirme les principes auxquels elle tient : « gratuité des secours pour tous, maintien des secours dans le domaine du service public et égal accès de traitement pour tous les citoyens en tous lieux du territoire ». Il reviendra sur la question dans son éditorial de LM&A n°2/2003, et un cahier « Secours. L’état des lieux » accompagnera la requête.

2003 - Une souhaitable réunification

Déjà le président Bernard Mudry était intervenu dans un éditorial de La Montagne & Alpinisme n°4/2002 : « Pour un dialogue serein avec nos partenaires fédéraux ».
Une résolution sera adoptée à la quasi-unanimité du Congrès national de la Fédération des Clubs Alpins des 1er et 2 février 2003 à Annecy : « Soucieuse de l’intérêt général des pratiquants, l’Assemblée générale mandate le comité directeur pour qu’il travaille à une fusion de la Fédération des Clubs Alpins et de la Fédération de la Montagne ».
Mais rapidement en 2004, il sera constaté que les orientations des deux fédérations ont évolué vers des cultures spécifiques différentes, compétition pour l’une, multiactivité pour les pratiques sportives ou de loisirs pour l’autre.

2003 - Le Parc national de la Vanoise a quarante ans, celui des Écrins trente

La Montagne & Alpinisme consacre deux articles évoquant la création des Parcs nationaux de la Vanoise et des Écrins.

Concernant le Parc national de la Vanoise, là encore sont oubliés les rôles du Club Alpin, de sa Section lyonnaise et de l’ancien président des années mil neuf cent cinquante et soixante, pourtant indiscutablement à l’origine de la démarche.
Pour le Parc national des Écrins, c’est la même façon de ne pas trop insister sur le rôle du Club Alpin, et de son président des années mil neuf cent soixante dix.

Redisons que l’essentiel restera de ces heureuses initiatives ; des Parc nationaux définitivement préservés de décisions hasardeuses ou mercantiles.
Les refuges desservant le Parc de la Vanoise sont au nombre de 51, le parc gère 17 d’entre eux, le Club Alpin, trois communes et des particuliers se partagent les 34 autres lieux d’accueils.
Les principaux refuges du Parc des Écrins sont l’œuvre du Club Alpin et de la STD, auxquels s’ajoutent les créations du Parc.

2003 - La forêt du Saoû sauvegardée

La forêt de Saoû, incroyable ensemble géographique, zoologique et botanique, et plus beau synclinal perché d'Europe, est achetée par le département de la Drôme.
Un comité de pilotage, où la commune de Saoû jouera un rôle majeur, devra assurer un équilibre harmonieux entre tous les usagers (randonneurs, écologistes, chasseurs, agriculteurs ... et animaux). « Ainsi les Drômois et leurs visiteurs pourront-ils parcourir les 43 km de chemins du site à la découverte des rarissimes pelouses à Nard raide ou des bois d'aulnes des rivières à eaux lentes, en guettant le minuscule roitelet triple bandeau ou l'exotique vautour percnoptère » (Bernard Foray-Roux, premier adjoint de la commune de Saoû, membre du Club Alpin de La Mure).

2004 - LE TITRE LA MONTAGNE A 100 ANS

Soucieux de faciliter et de propager la connaissance des montagnes et de développer la pratique de l'alpinisme et de l'excursionnisme, les Fondateurs du Club Alpin Français en 1874 ont voulu immédiatement se doter d'un support de diffusion conséquent, périodique et régulier.
Un Annuaire du Club Alpin, volumineux recueil d'articles et d'informations diverses, édité en fin d'année dès 1874 et un Bulletin trimestriel, consacré principalement à la vie interne du Club seront édités.
En 1905, les deux publications sont réunies en un seul titre : La Montagne.
En 1955, les revues La Montagne (CAF) et Alpinisme (GHM) fusionnent pour La Montagne & Alpinisme que nous connaissons aujourd’hui.
Un numéro spécial n°4/2004 est entièrement consacré, rappelant la longue route de l’édition.

2005 - LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DES CLUBS ALPINS ET DE MONTAGNE

Conséquences de l’échec du rapprochement souhaité avec la FFME, et de l’évolution des deux fédérations vers des cultures spécifiques différentes, la Fédération des Clubs Alpins propose la possibilité à des clubs de s'affilier en conservant leur personnalité et leur nom, en modifiant son propre intitulé.
Durant le Congrès de Chambéry, les 29 et 30 janvier 2005, avec la nouvelle olympiade - qui acte désormais l’organisation du sport français - Bernard Mudry sera réélu président en présentant « un projet politique fort, ambitieux et néanmoins réaliste, avec comme principal objectif de replacer la montagne plurielle au cœur des destinations et des préoccupations des Français ».
L’acte essentiel sera l’approbation de nouveaux statuts, avec la modification du patronyme de l’instance. Une Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne - FFCAM - « plus ouverte, rassembleuse et  représentative », en reprenant l’heureuse formule du président Bernard Mudry.

La mutation du Club Alpin

Le Club Alpin achève la plus fondamentale mutation de son mode de fonctionnement depuis sa création en 1874 :

<  En 1988, la personnalité juridique est donnée aux Sections locales.
<  En 1996, l’association se transforme en une fédération multisports à part entière, la Fédération Française des Clubs Alpins
<  En 2005, l’institution devient la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne.

Une société d'un caractère particulier

À cet instant, il est toujours possible de reprendre ce qui était déjà dit en 1874, le Club Alpin reste« une société d'un caractère particulier », une association qui a pour objet non pas un sport, mais un domaine - la Montagne - ce qui la rend, encore aujourd'hui, très différente des organisations sportives classiques...
La raison d’être de notre structure n’est pas - ou pas seulement - contenue dans les habituels ressorts du sport : classement, compétition, confrontation, dépassement du voisin, performance, résultat, niveau, concurrence, rivalité, et aussi intérêts financiers, politiques ou nationaux.
Nos sociétaires se reconnaissent principalement dans une pratique responsable des sports de montagne, une connaissance de la montagne, un engagement pour la préservation du milieu alpin. Même si une pratique sportive de haut niveau est encouragée dans nos clubs, à l’adresse de nos jeunes adhérents plus sensibles que d’autres à l’esprit de compétition, la doctrine fondamentale est de développer les responsabilités individuelle et collective des femmes et des hommes dans leurs pratiques en pleine nature. 

La Commission fédérale de protection de la montagne

Conséquence de la réorganisation du Club Alpin, c’est la « Commission fédérale de protection de la montagne » qui est chargé de l’environnement, avec comme moyen de communication une « Lettre du milieu montagnard » accessible sur le site de la FFCAM.

2005 - Que la montagne est belle

Une opération "Que la Montagne est belle" est proposée par la FFCAM, pour affirmer et faire connaître ses engagements en faveur de pratiques sportives respectueuses de notre patrimoine naturel et humain. Chaque année, clubs et comités vont se mobiliser en organisant différentes manifestations : sorties à thème, expositions, conférences, jeux, opérations de nettoyage, afin de faire découvrir conjointement leur éthique, ainsi que leurs lieux de pratiques, en montagne comme en plaine.
Les 17 et 18 septembre 2005, cinquante cinq clubs se sont mobilisés sur vingt quatre sites, afin de nettoyer ou de valoriser les endroits choisis et de sensibiliser le public au respect de l’environnement.
Placées sous le signe de la convivialité et de la rencontre, ces journées "portes ouvertes" permettent également de s’initier aux activités sportives proposées dans les clubs tout au long de l’année « parce que la montagne est au cœur de nos pratiques et qu'elle fait partie de notre patrimoine, il nous tient à cœur de la préserver et de la faire découvrir... »

2005 - Le ski de montagne et les raquettes à neige

Durant le Congrès de Chambéry de la Fédération des Clubs Alpins et de Montagne, le représentant du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative annonce aux congressistes que « dans un souci de rationalisation de l'organisation des disciplines sportives de montagne et dans le contexte de renouvellement des délégations à l'issue de l'olympiade, le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative (entendait) attribuer les délégations "ski de montagne" et "raquettes à neige" à la FFCAM ».
Une juste reconnaissance pour le Club Alpin initiateur et organisateur des pratiques hivernales de la montagne depuis 1904.

2006 - Le titre La Montagne & Alpinisme

Le Comité de publication de La Montagne & Alpinisme est animé par Bernard Germain, directeur délégué. Chantal Tamba est la secrétaire de rédaction, un comité éditorial et un comité de rédaction structurent l’organisation.

LES BASES D’ACTIVITÉ DE LA FFCAM EN 2006

Ces bases d’activités, et à la fois chalets de montagne, sont réparties sur l’ensemble des montagnes françaises, elles permettent l’organisation des stages fédéraux et des activités des Clubs Alpins locaux. Elles sont également accessibles aux séjours individuels ou en groupe, libres ou avec activités.

- La Bérarde, dans le massif des Écrins, base gérée par le Club Alpin de Grenoble-Oisans,
- L’Eychauda, dans le massif des Écrins, gérée par la FFCAM, service de Pelvoux,
- Le Tour, dans le massif du Mont Blanc, gérée par le Club Alpin de Chamonix-Mont Blanc,
- La Maline, dans les gorges du Verdon, gérée par le Comité départemental du Var de la FFCAM,
- La Grange de Holle, dans les Pyrénées, gérée par le Club Alpin de Lourdes-Cauterets,
- Le Sancy, dans le Massif Central, gérée par le Club Alpin de Clermont-Auvergne,
- Les Tuffes, dans le massif du Jura, gérée par le Club Alpin du Haut Jura,
- Les Trois Fours, dans le massif des Vosges, gérée par le Club Alpin de Nancy.

  <  Voir un historique dans le dossier du CFD : L'aménagement de la montagne et les REFUGES.

2006 - Le Grand Parcours

La FFCAM inaugure à Argentière-la-Bessée une activité originale, destinée à faire découvrir l’alpinisme à des débutants, à permettre aux pratiquants de se perfectionner et à donner aux professionnels, comme aux cadres fédéraux, l’occasion de partager leurs expériences : « Le grand parcours ». Cette manifestation est appelée à être reconduite chaque année. Une dimension festive accompagne l’aspect sportif de l’événement.
En 2008, une version pyrénéenne viendra accompagner la version alpine du grand parcours, et en 2009 une version vosgienne sera organisée.

2006 - Le paralpinisme

En 2004, avec la pratique du Base jump, une Association française de paralpinisme voit le jour, elle rejoint la FFCAM en 2006, comme activité de montagne, concernant seulement le saut depuis les falaises ( voir le dossier du CFD : Les autres activités sportives - Les sports aériens de montagne ).

2007- Au service de tous

La Montagne & Alpinisme présente un dossier sur les refuges de la FFCAM, c’est l’occasion pour le président Bernard Mudry d’insister dans son éditorial : « Rien n'aurait pu se concrétiser sans la mobilisation et l'engagement de nos bénévoles, sur le terrain, au sein de nos clubs, dans nos services et nos commissions. Ces femmes et ces hommes inscrivent leur action dans la lignée de leurs prédécesseurs - tous ceux qui, au fil des décennies, ont imaginé, pensé, construit pierre après pierre, mètre par mètre, nos 130 bâtiments. Reconstruire ou réhabiliter un refuge est à chaque fois un nouveau challenge. Nombreux sont ceux qui, impliqués dans nos clubs alpins, le relèvent à chaque fois. Il serait faux de prétendre que seuls nos bénévoles assument ces défis. Une véritable chaîne humaine, composée avec nos partenaires traditionnels, se constitue pour mener à bien nos projets : architectes, maîtres d'œuvre, entreprises spécialisées, collectivités locales, territoriales et État, autant de maillons indispensables et souvent mal connus. Tous mettent leurs compétences et leur enthousiasme au service de cette noble tâche ».
Un juste et nécessaire rappel des dévouements et des implications.

2007 - Glaciers, mythes et menace

Un cahier spécial : Glaciers, mythes et menace, dans La Montagne & Alpinisme est consacré aux glaciers, présenté par Philippe Vouillon, au moment où le monde s’interroge sur un changement climatique.

2007 - La gratuité des secours en montagne

Le 3 août 2007, Madame Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur devant les corps constitués CRS et PGHM a fait une déclaration extrêmement rassurante : « la gratuité des secours est l’un des grands principes de solidarité de la vie en montagne ». Cette intervention met fin aux commodes réclamations des quelques-uns à la recherche d’une reconnaissance locale, en oubliant l’intérêt général.

2007 à 2009 - LES REFUGES CONSTRUITS OU RESTAURÉS

2007 - Le refuge des Oulettes de Gaube, 2151m
2007 - Le refuge des Souffles, 1980m
2007 - Le refuge Vallot, 4362m
2008 - Le refuge de l’Étendard, 2459m
2008 - Le refuge de la Glère, 2153m
2008 - Le refuge du Thabor, 2502m
2008 - Le chalet-skieur de Tignes, 2070m
2009 - La reconstruction du refuge de l’Aigle, 3440m
2009 - Le refuge de la Pra, 2110m
2009 - Le refuge Nice, 2250m

<  Voir un historique dans le dossier du CFD : L'aménagement de la montagne et les REFUGES.

2008 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2008 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :
- Les métiers de la montagne
- Les nouvelles pratiques sportives
- Quelles politiques pour la montagne ?
- L’eau en montagne

2009 - Mieux intégrer les refuges dans l'environnement

Dans le but de mieux intégrer ses refuges dans l’environnement préservé de la montagne, le Club Alpin développe les approvisionnements en énergies renouvelables.
Le cœur énergétique du refuge est souvent une installation photovoltaïque ( 82 installations en 2009 ), mais une autre source d’énergie est également utilisée, l’hydroélectricité. Le Club Alpin de Lyon, déjà précurseur en Haute Maurienne avec le photovoltaïque ( dès 1979 pour le refuge des Évettes ), fait installer une turbine activée par l’eau courante sous le refuge d’Avérole, puis dote les refuges du Fond d’Aussois et du Carro en 2002 et 2008 d’une pico centrale hydroélectrique.
Dans le cadre d’un financement européen, la FFCAM a participé à la réalisation de trois guides techniques concernant l’alimentation en eau, en énergie et l’assainissement en site isolé en altitude, c'est-à-dire les refuges.

2009 - Une nouvelle olympiade

Les 24 et 25 janvier 2009, le 9ème Congrès national de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne se réunit à Rivesaltes dans les Pyrénées orientales (135ème Assemblée générale historique).
Georges Elziere sera élu président, avec comme intentions de redonner le goût de la fréquentation de la montagne, de poursuivre la rénovation des refuges, portes privilégiées de découverte et d’accès à la montagne, de défendre le milieu montagnard et la liberté d’y accéder, de conforter le positionnement institutionnel de la fédération, et représenter les intérêts des pratiquants des activités de montagne.

2009 - Changer de regard 

Dans un éditorial « Changer de regard » de La Montagne & Alpinisme 2009, le président Georges Elziere invite à la réflexion :
« Ce que nous nommons "la montagne" est pour nous un espace si particulier que nous distinguons bien aller "en" montagne ( comme aller "en" mer ) d'aller "à" la campagne. Cette différence grammaticale témoigne de la perception qu'allant dans ce milieu nous ne faisons pas que nous déplacer, mais que nous quittons un ici pour un espace autre.
La montagne peut être une incitation à changer de regard, d'attitude. Sans doute parce qu'elle nous offre des spectacles que l'homme remarque peu : mers de nuages, levers de soleil, éclat de pleine lune sur les marches d'approche, pentes de neige vierge. Elle est une invitation au voyage hors de la réalité quotidienne, hors des comportements façonnés par la vie sociale : "le monde des aurores intactes et des bêtes naïves" selon la formule de Samivel.
Ce changement de regard ne va pas de soi. Il suppose un apprentissage, spontané ou non, toujours porté par un groupe, qu'il soit familial, amical, ou associatif. C'est pourquoi nous poursuivrons notre action collective de "
passeurs de culture" pour le rendre possible dans une société toujours plus urbaine.
Nous pouvons faire de la montagne un lieu qui contribue à la formation et à l'épanouissement des individus. Nous pouvons par là même contribuer à une meilleure santé de la société elle-même. Une société où la convivialité et l'aventure auraient toute leur place ».

2009 - Le Grand Parcours

Initié en 2006, le concept du Grand Parcours veut rapprocher de la montagne le public qui souhaite découvrir l’alpinisme, et lui donner les moyens de pratiquer. Ensuite les manifestations concerneront les différentes activités proposées par les Clubs Alpins : alpinisme, randonnée, escalade.

En 2009 se déroule une quatrième manifestation dans les Alpes et le massif des Écrins ; une seconde dans les Pyrénées et le massif du Canigou ; et une première dans les Vosges, sur les flancs du Hohneck.

2009 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2009 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :
- Montagne et santé
- Les Parcs nationaux
- Cinéma, la montagne en scène
- Montagne et spiritualité

2009 - Le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises

En septembre, inauguration du « Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises », qui vient compléter le patrimoine existant.

2009 - Animer le paysage montagnard

Dans un autre éditorial, le président Georges Elziere prolonge son invitation :
« Les paysages de montagne exercent sur nous un puissant attrait. Mesurons-nous toujours ce qu'ils doivent à l'activité humaine ? Si la très haute altitude porte peu la marque des hommes, ce qui nous émeut dans la montagne est souvent un paysage façonné par l'homme, un paysage qui nous parle parce qu'il porte ses traces. Encore faut-il que des hommes continuent à y vivre et qu'on se soucie du maintien de leur présence ».
Et il souligne deux démarches de l’association :
« Nous voulons répondre aux sollicitations nouvelles des communes de montagne pour contribuer à l'animation du territoire montagnard. Nous le faisons, avec nos moyens, en organisant des rassemblements " Que la montagne est belle", des "Grands Parcours", autour de valeurs pour nous essentielles : aventure, plaisir, apprentissage, convivialité, mixité des publics, respect du milieu. Permettre à de nouveaux publics de découvrir la montagne et d'apprendre à la parcourir est pour nous tous un enjeu et un objectif digne d'intérêt ».

2009 - Une aide pour des projets précis d’expéditions lointaines

En 1990, le Club Alpin, dans le cadre d’une formation « Jeunes haut niveau », avait proposé l’octroi d’une aide financière à des projets d’expéditions lointaines, correspondant à des objectifs précis, sous la forme d’une Bourse Expé-Jeunes destinée à encourager les initiatives.
En 2009, la FFCAM rejoint l’initiative « Bourse Expé » des Magasins Expé, qui regroupe différents partenaires, pour offrir chaque année, matériel et aides financière à cinq projets sélectionnés.
Elle récompense l’originalité, l’aventure, l’authenticité et l’engagement sur le terrain.

2010 - La recherche d'une ambition commune

Le Congrès 2010 de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, tenu à Grenoble, proposait une réflexion portant sur la mise en œuvre d'une ambition commune, de faire découvrir la montagne à des publics qui l'ignorent, en associant : guides, accompagnateurs en montagne, brevetés d'état d'escalade, des membres du Groupe de haute montagne, des responsables de clubs de montagne affiliés à la fédération ou non.

L’éditorial du président Georges Elzière insiste pour « que la montagne soit un lieu de découverte pour un plus large public, notamment pour les jeunes. C'est, de l'avis de tous, l'occasion d'une expérience enrichissante faite de convivialité, d'engagement personnel, d'apprentissage de l'effort dans la durée, de maîtrise de soi, de plaisir à côtoyer une autre face du monde, bien différente de l'univers habituel. Quelle que soit l'activité pratiquée - randonnée, ski, escalade, alpinisme - la valeur vient de la façon dont elle est pratiquée, du lien social qu'elle génère, de la valorisation de soi qu'elle permet. L'expérience tirée des actions déjà menées auprès des jeunes a conduit à réaffirmer une idée qui peut paraître triviale : les pratiques sportives de montagne génèrent une véritable éducation, une responsabilisation ».

« Au-delà des techniques spécifiques, c'est la capacité à créer de la confiance, de la complicité, à confier des responsabilités qui est la clé de la réussite : associer les participants à la construction d'un projet crée une dynamique déterminante ».

Faire découvrir à un large public les merveilles de l’altitude et les conduire vers les chemins des montagnes, avec la question sous-jacente des moyens et la constatation que les questions de réglementations et de coût sont de puissants freins au développement des actions à entreprendre.

2010 - La Charte Montagne

En 1976, l'Assemblée générale du Club Alpin réunie à Thonon-les-Bains avait adopté une « Charte des Alpages et des Glaciers », un projet d'action pour la sauvegarde de l'espace montagnard. En 1994, réactualisation de l'engagement dans une « Charte montagne, pour un développement respectant l'environnement ».
Quinze ans plus tard, la sollicitation nécessitait certaines mises à jour, pour tenir compte des évolutions, et anticiper sur celles à venir. Il est adopté par le Congrès national de Grenoble de la FFCAM, fin janvier 2010.
La Charte Montagne est accessible sur le site de la fédération.

2010 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2010 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :
- Le risque en question
- Le paysage de montagne
- L’enfant et la montagne
- La montagne pour tous 

2010 - Les Grands Parcours

En 2010, la FFCAM organise six rassemblements ouverts à tous les pratiquants débutants, initiés ou aguerris sous le générique « Grands Parcours ».
Avec la spécialisation alpinisme dans les Vosges (Hohneck), à Pelvoux, à Gavarnie et à la Bérarde ; randonnée aux Bouillouses (Pyrénées) ; escalade au Caroux.

2010 - Une gestion raisonnée des espaces de montagne

Dans le débat plus que centenaire entre équipement et sauvegarde du milieu naturel et de la montagne, il est dit ceci, en reprenant les mots du président du Club Alpin Suisse : « utilisateurs mais aussi protecteurs de l’espace alpin, nous nous devons de maîtriser ce grand écart afin de trouver ensemble des solutions raisonnables. Si nous, qui partageons une passion commune pour la montagne, n’y parvenons pas, alors les milieux du tourisme et de la protection de la nature y parviendront encore moins ».
Ce sera l’occasion pour le président Georges Elzière de rappeler la « doctrine » du Club Alpin Français qui considère que le maintien de zones de montagne sans équipement est une nécessité.

2010 - Un projet d’extension du domaine skiable de Montgenèvre

Un projet d’extension du domaine skiable de la station de Montgenèvre est contesté par la FFCAM et un collectif d’associations, c’est un secteur quasiment vierge englobant le vallon des Baisses, le Chaberton, la pointe des Trois Scies et la cime des Rochers Charniers.

2010 - Un appel pour le Mont Blanc

Douze organisations de montagne, d’alpinisme et de défense de l’environnement ont signé un appel pour le Mont Blanc, afin de relancer les initiatives concernant la protection du massif, le développement durable et son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

2010 - Rassemblements jeunes

Mise en place, par les clubs de la FFCAM, d’écoles d’aventure, de groupes espoir et promotion, destinés à promouvoir l’alpinisme, dans la droite ligne de la politique pour la jeunesse, initiée dès sa création par le Club Alpin.

2010 - L'entretien permanent des sentiers

C’est désormais aux Collectivités locales ( Commune, Conseil général ) et aux Établissements publics ( Parcs nationaux, Office national des forêts... ) qu'il appartiendra d'assurer l'entretien permanent des itinéraires les plus caractéristiques, avec pour schéma directeur le Plan Départemental de la Randonnée ( PDR ), stipulant que les sentiers font partie du patrimoine, et qu'un sentier cartographié au PDR doit être ouvert au public, il ne peut être entravé par une quelconque installation.
La France possède un réseau magnifique de sentiers. C’est, en dehors de démarches intimes et personnelles, un gisement touristique de premier ordre, qui mérite d’être exploité correctement, et ne peut être la cause que de peu de nuisances, facilement remédiables.

2011 - Une École Nationale des Sports de Montagne

Sur le plan institutionnel, création de l'École Nationale des Sports de Montagne (ENSM), regroupant l'École Nationale de Ski et d’Alpinisme et le Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne. Une nouvelle institution « où sont représentés l’essentiel des forces professionnelles et associatives qui sont engagées dans les activités de montagne ».

2011 - Des assises de l’alpinisme

Des assises de l’alpinisme et des activités de montagne se sont tenues en 2010 et 2011. Un manifeste de leurs conclusions et les projets retenus sont publiés dans La Montagne & Alpinisme n°3/2011.
Une initiative de rassemblement des forces associatives, professionnelles, institutionnelles désireuses de promouvoir la connaissance de la montagne et l’intérêt des pratiques de « pleine montagne ».

2011 - LA POLITIQUE DE LA JEUNESSE

Le besoin de s'éprouver, de se mesurer au contact de la nature

Parmi des sujets traités durant les assises de l'alpinisme et des activités de montagne, l’éditorial de président Georges Elzière insiste sur la politique de la jeunesse, en réclamant « une action pour faire évoluer la réglementation concernant les mineurs afin qu'elle ne soit pas pour eux, comme elle l'est aujourd'hui, un obstacle à la découverte de la montagne. Cette question de l'accès des jeunes à la montagne est de plus en plus perçue comme une question stratégique. En témoigne encore le colloque organisé par l'ENSA au mois de juin dernier : "Les ados et la montagne : quelles démarches vers l’autonomie ?". Les aspects juridiques, réglementaires ont bien entendu été abordés, avec la question lancinante de l'équilibre à trouver entre protection des individus et liberté. Mais aussi un très intéressant volet psychologique et social a été évoqué, rappelant - il est bien étrange qu'il faille le souligner - le besoin essentiel de s'éprouver, de se mesurer au contact de la nature ».

2011 - La slackline

C’est une activité en vogue, venant du Yosemite initiée dès 1980, puis développée en Europe par nos voisins allemands et proposée désormais dans certains clubs affiliés à la FFCAM.
L’Association Française de Slackline venant s’affilier à notre fédération, la revue LM&A n°3/2011 consacre un article à cette pratique ( voir le dossier du CFD : Les autres activités sportives ).

2011 - Les camps 4

C’est une manifestation voulant réunir, dans un cadre convivial et festif les jeunes de 12 à 25 ans et les acteurs des sports de montagne ou de grimpe, et ouvert à tous les pratiquants, dans l’esprit de ce qui était proposé dans le Yosemite dans les années mil neuf cent quarante.
Elle est proposée dès 2011 et deux disciplines seront présentées avec Camp 4 Bleau, dans les blocs de Fontainebleau et Camp 4 Vercors, dans ce massif.

2011 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2011 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :

- À quoi sert l’alpinisme aujourd’hui ?
- L’agrotourisme.
- La course à pied en pleine nature.
- La raquette à neige.

2011 - Les Grands Parcours en sports de neige

Dès 2006, les Grands Parcours sont des rassemblements destinés aux pratiquants, débutants, initiés ou aguerris, ils ont pour but de rapprocher de la montagne le public qui souhaite découvrir une des activités proposées par l’association et de lui donner les moyens de les exercer. Articulés sur plusieurs journées avec des ateliers thématiques et émaillés de moments festifs, ces Grands Parcours s’adressent aux différentes spécialisations estivales : alpinisme, randonnée et escalade.

Avec le succès de cette heureuse initiative, la FFCAM décide d’étendre les propositions vers les sports de neige, ski et raquette.

2012 - Le Parc national des Calanques

Après bien des palabres, et les actions du Groupement d’Intérêt Public (GIP) pour les Calanques, qui maintenait une pression de tous les instants, ces merveilles de la nature sont enfin soustraites aux intérêts mercantiles, le Parc national des Calanques, est inauguré le 18 avril 2012. Il s’étale sur les communes de Marseille, Cassis et la Ciotat, et comprend un étage marin.
Le Club Alpin se réjouit de cette création, acteur au sein du GIP-Calanques, notre association aura beaucoup œuvrée, avec ses clubs amis, pour atteindre cet objectif remarquable, un premier Parc urbain en France.
Pour mémoire, un utile retour en arrière depuis 1910, est proposé dans le dossier consacré du CFD : La protection du milieu naturel et de la montagne / 2012 - Le Parc national des Calanques.

2012 - La construction du nouveau refuge du Goûter, 3835m

La construction du nouveau refuge Goûter de 2010 à 2012 (inauguré en 2014) est l’occasion de plusieurs articles dans La Montagne & Alpinisme de 2012 :

- un portfolio « Le refuge de Goûter »
- un article consacré au Mont Blanc.
- un article « Le refuge de Goûter, un siècle et demi de chantier »
- un article « Le refuge de Goûter prototype de l’habitat de demain ».

Malheureusement pendant la construction, le Club Alpin a eu à connaître la chute mortelle d’un des siens, Patrick Dumas, le responsable du patrimoine bâti de la FFCAM, le 15 novembre 2011.

2012 - Des compétitions d’escalade sur glace

Dans le prolongement de ses actions d’animation touchant l’escalade sur glace, la FFCAM coorganise avec la commune de Champagny-en-Vanoise, l’étape française de la coupe du monde, sur structure artificielle ( Ice World Climbing) du 2 au 4 février 2012, répondant ainsi à la demande de l’UIAA, en charge de l’organisation internationale.

C’est une première épreuve française, regroupant 21 pays et 90 compétiteurs, pour cette activité hivernale qui s’est déroulée avec succès, sur l’équipement de premier ordre que possède la commune de Champagny-en-Vanoise. Une structure artificielle constituée d'une tour aménagée couverte de glace d’une hauteur de 24m, et proposant des dévers de 15m.

2012 - Une Coordination montagne

La nécessité d’une coordination, entre les représentants des pratiquants et des professionnels des activités de montagne, a été mise en évidence à l’occasion des Assises de l’alpinisme et des activités de montagne de 2010 et 2011. Le 24 janvier 2012 à Grenoble s’est tenue l’assemblée constitutive de la structure nationale « Coordination montagne pour le développement des sports de montagne et d’alpinisme ». Sont présentes les principales associations de montagne : Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, Groupe de Haute Montagne ; les principaux syndicats professionnels, des Guides de montagne (SNGM), des gardiens de refuge (SNGRGE), des professionnels de l’escalade et du canyon (SNAPEC), des accompagnateurs en montagne (SNAM). Ainsi que différentes institutions comme l’UCPA, la GTA, Montagne Wilderness, l’Association des centres et foyers de ski de fond et de montagne (ANCEF), la CIPRA, la fondation Petzl, En passant par la montagne, et le Réseau des chercheurs sports nature. Appel également aux différentes institutions liées aux pratiques comme les Parcs nationaux et régionaux, les Collectivités territoriales de montagne, les Associations de protection de l’environnement, les chercheurs.

2012 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2012 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :
- La pratique de la montagne et les techniques de l’information
- Le Mont Blanc
- Le refuge du Goûter
- Un tour de France

L’accès au refuge du Goûter

Dans le massif du Mont Blanc, sur le chemin d’accès normal au refuge du Goûter, la traversée chaque été du grand couloir neigeux, issu des pentes supérieures, est l’occasion de scènes d’épouvantes invraisemblables, liées au manque d’expérience de certains candidats à l’ascension du Mont Blanc. C’est un des lieux les plus meurtriers des Alpes, à cause du risque de chutes de pierres. Une traversée très fréquentée et abordée parfois par des incompétents. Dans la zone exposée, le croisement de quelques-uns, ne respectant pas un ordre de passage, ajoute au danger de se retrouver engagé durant la canonnade.
L’équipement de la traversée du couloir a longtemps fait débat, la mise en place d’un câble, posé et entretenu par les Guides de Saint Gervais, avait apporté une aide, mais ne remplace pas le savoir-faire.
Les autorités préfectorales, la mairie de Saint-Gervais et le PGHM ne sont pas favorables à un équipement supplémentaire des lieux.
Et la FFCAM rappelle par la voix de son président un principe fondamental : « l’intérêt de l’alpinisme est de hausser les capacités des pratiquants au niveau, plutôt que d’aménager le milieu pour se conformer aux capacités des pratiquants mal préparés, voir pas préparés du tout ».

2012 à 2019 - LES REFUGES CONSTRUITS OU RESTAURÉS

2012 - Le refuged’Argentière
2013 - Le refuge de la Pointe Percée
2013 - Le refuge de Presset, 2514m
2014 - Le refuge du Goûter, 3835m
2014 - Le refuge du Col de la Vanoise, 2518m
2014 - Le chalet de montagne de la Maline, 893m
2015 - Le refuge de l’Aigle, 3440m
2015 - Le refuge Albert 1er, 2711m
2018 - Le refuge de Temple-Écrins, 2410m
2019 - Le refuge de la Dent Parrachée, 2500m
2019 - Le refuge Félix Faure du Col de la Vanoise, 2518m.

<  Voir un historique dans le dossier du CFD : L'aménagement de la montagne et les REFUGES.

2013 - Faciliter une évolution vers la maturité des nouvelles pratiques

L’éditorial de Georges Elzière, réélu à la présidence de la FFCAM, souligne la politique fédérale vis-à-vis des nouvelles pratiques, dans la première édition 2013 de La Montagne & Alpinisme :

- « promouvoir, dans leur diversité, les activités de montagne peu ou pas aménagée, les faire découvrir et partager à de nouveaux publics, promouvoir leur culture ».
- « l’apparition de techniques nouvelles (qu'on se souvienne des premiers vols en deltaplane, puis en parapente et aujourd'hui des sauts des paralpinistes) suscite parfois des attitudes de rejet, voire des interdictions ».
- « nous sommes attentifs à la structuration et à la reconnaissance de ces nouvelles pratiques lorsqu'elles sont respectueuses du milieu. C'est un rôle d'autant plus nécessaire que l'histoire nous montre qu'avant d'être reconnues et admises par la société, nos activités sont passées par des étapes difficiles : d'abord considérées comme des excentricités sans conséquence, puis, le nombre de pratiquants et les accidents aidant, comme des activités dangereuses qu'il faudrait proscrire.
C'est sans doute à cette dernière étape que l'intervention fédérale est la plus utile pour aider au dépassement de ces blocages et faciliter une évolution vers la maturité ».

LES SPORTS AÉRIENS DE MONTAGNE

Le Club Alpin s’est depuis longtemps intéressé à la navigation aérienne en montagne. À l’origine avec le vol à voile, discipline très pratiquée en Allemagne dans l’entre-deux-guerres, activité déjà évoquée en 1949 dans notre club pour quelques précurseurs d’un sport en développement en France à ce moment-là. Ensuite pour des vols sur des avions à moteur, et plus tard trouver une issue plus conforme à son idéal.
En 1965, il avait créé une Commission des sports aériens de montagne, avec des formations concernant le vol sur appareils à moteurs.
C’était une curiosité notable, venant à contre-courant des vives oppositions qui existaient dans l’association, pour la navigation aérienne à moteur, et pour les déposes aériennes à but touristique.
La Charte des alpages et des glaciers de 1976 fera tourner la page de cette courte aventure, et le vol libre viendra apporter, plus tard, une légitimité plus incontestable...
En 1978, la Commission des sports aériens du Club Alpin va peu à peu se tourner entièrement vers la pratique du vol libre, et le deltaplane entrera dans les activités offertes par le Club Alpin.
En 1987, c’est le parapente qui viendra s’imposer.
En 2013, La Montagne & Alpinisme n°1 et 2 présentent les activités liées au vol libre en deux dossiers, qui nécessitent, pour les moins initiés, le petit historique que l’on retrouvera dans le dossier consacré, car en s’élançant ou en sautant, ce sont des pratiques très différentes ( voir le dossier du CFD : Les autres activités sportives - Les sports aériens de montagne ).

Les trois méthodes et techniques sont décrites dans le dossier concerné :

- le deltaplane
- le parapente
- le Base jump
- le wingsuit

Base jump en montagne Base jump en montagne

 

Le paralpinisme

C’est un peu un nom générique donné à ces différentes pratiques, il faudra attendre pour connaître son évolution et sa stabilisation dans le vocabulaire courant.

2013 - Les Grands Parcours, printemps et automne

Rassemblements conçus comme une course d'alpinisme destinée à tous les pratiquants (débutants, initiés ou aguerris), ces événements sont articulés sur plusieurs jours. Animés par des professionnels et des bénévoles des clubs et comités FFCAM, ils comportent des ateliers thématiques (neige et glace, escalade en terrain d'aventure), des parcours «initiation», «perfectionnement» et des moments festifs.

< Quatre rendez-vous ont rythmé les activités du printemps, dédiés à l'alpinisme et à la randonnée alpine :

- La Bérarde, dans le massif des Écrins.
- Lescun, dans les Pyrénées.
- Pelvoux, dans le massif des Écrins.
- Chamonix, dans le massif du Mont Blanc.

< En automne pour la randonnée à Saint-Pierre de Chartreuse.

2013 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2013 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :

- Le paralpinisme
- Le parapentisme
- Les Parcs nationaux
- Neige, évaluation du risque

2014 - 140 ans !

Le Club Alpin Français, devenu la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne fête son 140ème anniversaire, c’est l’occasion pour le président Georges Elzière de souligner le long parcourt de l’association en insistant sur sa vitalité puisée dans la passion de la montagne, en citant Franz Schrader « lorsque qu’une montagne vous a pris le cœur, c’est une passion véritable, tout en vient et tout y ramène ».
Il évoquera « les évolutions nécessaires pour que notre fédération serve au mieux le développement des activités, la visibilité de la culture montagnarde et l’élargissement des publics qui y accèdent : il s’agit aujourd’hui d’accueillir de nouvelles activités sportives de montagne et de diversifier l’offre en direction des jeunes et des familles ».

2014 - Premiers secours, des formations pour tous

La Montagne & Alpinisme consacre un dossier sur les « premiers secours, des formations pour tous ». Une attention renforcée et une formation s’adressant aux compagnons de randonnée ou de cordée, guides ou accompagnateurs, gardiens de refuge, ils sont le premier maillon de la chaîne des secours.

2014 - Rendre les refuges accessibles au plus grand nombre

Dans son éditorial de La Montagne & Alpinisme, le président Elzière rappelle la ligne politique de la fédération au sujet de ses refuges : « Nous voulons rendre accessible au plus grand nombre une pratique autonome de la montagne. C’est ce projet qui guide notre politique de reconstruction des refuges : à la fois ouverture, accueil de nouveaux publics et promotion d’une culture de responsabilité en matière de fréquentation de la montagne.
Faire des refuges des portes ouvertes sur un public plus large ».

2014 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2014 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :

- Premiers secours, des formations pour tous,
- Nos premières montagnes,
- Mobilité douce et itinérance,
- Images et sports de montagne.

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2014 - Le refuge de l’Aiguille du Goûter, 3835m

Dans le massif du Mont Blanc, le refuge de l’Aiguille du Goûter est une étape essentielle pour l’ascension du Mont Blanc par son versant français, situé en très haute altitude il se devait de recevoir toute l’attention de notre association. Un itinéraire vers le plus haut sommet des Alpes, dont le parcours est l’ambition d’un très grand nombre… Cette situation particulière et son importance stratégique valent de reprendre en partie la présentation figurant dans le dossier du CFD : L'aménagement de la montagne et les REFUGES.

La FFCAM, avec les expériences passées de l’ancien refuge surfréquenté - énervements, perte de savoir-vivre élémentaire, nuits épouvantables -, avait borné le projet : limitation à 120 hébergements, obligation absolue d’avoir réservé, interdiction par les autorités de toute forme de camping, hors de la zone prévue, proche du refuge de Tête Rousse.

Le refuge accueillera les premiers alpinistes à partir du 27 juin 2013. Inauguration en deux temps. 

- Les 4 et 5 septembre 2014, manifestation symbolique depuis le refuge du Goûter.
- Le 6 juillet, inauguration officielle depuis la vallée et l’espace Mont Blanc de Saint-Gervais, avec l’ensemble des élus et des partenaires, en présence de la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.
Il est géré par le comité départemental de Haute Savoie de la FFCAM.

2015 - Une culture montagne

À l’occasion de son éditorial de La Montagne & Alpinisme consacré à la jeunesse, le président Elzière insiste : il faut réaffirmer notre volonté de promouvoir des valeurs humanistes par le développement d’une « culture montagne » faite de responsabilité et d’humilité, de vie collective et de partage joyeux.

2015 - Une nouvelle identité visuelle

La FFCAM modifie son logo, trois montagnes stylées aux formes douces, dont les nuances de couleurs veulent illustrer les différents domaines de pratique, avec l’identité « Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne ».

2015 - Numérisation des publications de la FFCAM

La Bibliothèque Nationale de France, en partenaire avec la FFCAM, procède à la numérisation de l’Annuaire du Club Alpin Français de 1874 à 1904, de La Montagne de 1904 à 1954 et de La Montagne & Alpinisme de 1955 à 2015, avec un accès libre et gratuit.

2015 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2015 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :
- Jeunes en montagne,
- Objectif : refuges !
- Pourquoi grimper ?
- Ski de randonnée.

2016 - La réservation pour l’accès aux refuges

La FFCAM insiste sur la réservation en ligne pour l’accès à ses refuges et sur la fréquentation en famille, pour certains refuges accessibles de cette façon.

2016 - La révision de la loi montagne

La loi montagne du 9 janvier 1985 est révisée par l’adoption de la loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne du 28 décembre 2016, avec les réticences de la FFCAM, signalées dans l’article de Marie-Laure Tanon « Une révision controversée » dans La Montagne & Alpinisme n°1-2017. La revue reviendra sur la question dans l’édition suivante, avec l’avis des élus dans l’intervention « Un nouvel élan pour la montagne ».

La lettre du milieu montagnard

Depuis octobre 2005, la « lettre du milieu montagnard » est un bulletin trimestriel de la FFCAM, publié par la Commission fédérale de protection de la montagne, reflétant la politique de la fédération et accessible sur le site de la FFCAM.
À travers l'actualité et des dossiers thématiques, elle informe des enjeux de la préservation du milieu montagnard, ainsi que des actions en cours.

2016 - La randonnée pédestre

L’engouement pour la randonnée en montagne, mais pas que, est l’objet d’un cahier spécial dans LM&A : La révolution pédestre

2016 - Les compétitions d’escalade sur glace

La pratique est soulignée, avec la participation de nos meilleurs grimpeurs aux étapes de la Coupe du monde et le rappel des différentes manifestations :
- Ice Climbing Écrins (26èmesession),
- Rencontre d’escalade glaciaire de Haute Maurienne (10èmesession),
- Rassemblement de la première glace.

- Les activités proposées par la FFCAM

En complément des activités propres à chaque club, la FFCAM propose depuis de nombreuses années les activités et manifestations suivantes :
- « Que la montagne est belle », des journées consacrées à faire connaître l’éthique de l’association en matière de pratique sportive et de respect du milieu naturel, initiées en 2005,
- «  Le grand parcours », désormais classique, créé en 2006,
- « Camp 4 », des rendez-vous pour les jeunes, depuis 2011,
- « Rassemblement national des spéléologues »,
- « Rassemblement de slackline »,
- « Le Canyoning » (manifestation interfédérale),
- « Rassemblement national de vélo de montagne ».

2016 - Les sujets d’actualité :

- Le canyoning hivernal,
- La course en montagne,
- La randonnée pédestre,
- L’escalade en Croatie.

2016 - L’ALPINISME AU FÉMININ

La Montagne & Alpinisme n°2-2016 dédie un numéro spécial à l’alpinisme au féminin. Un aperçu étendu est proposé dans le dossier concerné.

2016 - Des articles consacrés

La Montagne & Alpinisme publie en 2016 plusieurs articles consacrés aux différentes activités de montagne et à certains questionnements :
- La révolution pédestre,
- L’alpinisme au féminin,
- Népal, terre de résilience,
- Les 18-30 ans en montagne,
- L’expédition spéléologique Donglan 2016 en Chine.

2017 - Courage et bienveillance

Dans son éditorial de La Montagne & Alpinisme, en saluant son prédécesseur, Nicolas Raynaud, président élu par le Congrès national de janvier 2017, propose une réflexion avec le leitmotiv « courage et bienveillance » en s’adressant :
- aux 7400 bénévoles qui animent la vie associative.
- aux jeunes qui entreprennent les formations aux métiers d’encadrement des activités de sports de nature ou ceux qui exercent déjà.
- à tous les pratiquants qui se lancent dans l’aventure et le partage, au contact de la nature, que ce soit pour traverser l’Himalaya ou découvrir le préservé Valgaudemar.

2017 - Un inventaire des métiers sportifs en montagne

Un dossier très complet dresse un inventaire des métiers sportifs en montagne dans la revue La Montagne & Alpinisme n°1-2017.
L’insertion professionnelle, la pluriactivité et aussi les incertitudes attachées à ces activités sont soulignées dans le travail de Philippe Vouillon.

2017 - Les refuges et le développement durable

Le développement durable est une des intentions qui animent le projet de l’olympiade 2017-2020 de l’instance dirigeante de la FFCAM et ne concerne pas seulement les refuges.
« Que cela soit pour les aspects économiques, sociaux, culturels, environnementaux la notion de développement durable est transversale et figure dans les sept thématiques incontournable du projet » précise le président Nicolas Raynaud.

Les différentes thématiques sont :
< Jeunes et éducation,
< Sécurité et formation,
< Développement combiné,
< Déconcentration et territoire,
< Bénévolat et relations avec les professionnels,
< Stratégie et communication,
< Partenariat et positionnement institutionnel.

« Cette stratégie est importante et nous a manqué, nous avions peut-être trop tendance à cloisonner nos actions en quatre grands secteurs » :

< Activités,
< Patrimoine bâti,
< Préservation du milieu montagnard,
 < Vie associative.

Un dossier « refuges, l’écologie au sommet » dans La Montagne & Alpinisme n°2-2017 accompagne l’intervention.

2017 - Les Bourses aux expéditions

La FFCAM souligne son intérêt pour les initiatives vers les montagnes lointaines en rappelant les 25 ans des Bourses aux expéditions.

Un peu d’histoire

En France, dès les premières initiatives nécessairement institutionnelles vers les montagnes lointaines, leurs financements se poseront avec acuité.

En 1936, pour l’Hidden Peak dans le Karakoram, la doctrine était de tirer le principal des ressources d'une souscription initiale, « ce qui eut permis l'organisation d'une seconde expédition, ainsi de suite ». Mais l’échec anéantira la proposition.
En 1950, c’est la même procédure qui est suggérée, trouver les subsides et d’assurer les conséquences de l’opération. Mais cette fois avec le succès sur l’Annapurna, les résultats financiers seront considérables. Un « trésor de guerre » pourra être constitué, entièrement consacré aux futures initiatives expéditionnaires pendant vingt ans, et mettre en application une « politique d’ensemble menée en faveur des expéditions hors d’Europe dans le souci de l’unité d’action des alpinistes
français ».
Les initiatives non institutionnelles auront beaucoup de difficultés pour trouver des financements, seules les aides privées, celles des équipementiers, et la détaxe des matériels exportés consentis aux expéditionnaires viendront alléger les factures.
En 1971, le pilier ouest du Makalu soldera les résultats des recettes de 1950 et de ses plus-values et marquera l’apogée de la méthode.
En 1979, l’expédition sur l'arête sud-ouest du K2 va échouer, révéler l’invraisemblable absence du financement prévu et provoquer la déconfiture de la FFM, sauvée par l’intervention de l’État.
En 1981, c’est la réorganisation de la cellule organisatrice, ses intentions restreintes, puis sa mise en sommeil, pour donner place directement aux initiatives des himalayistes.

Une aide pour des projets précis

En 1990, le Club Alpin avait décidé l’octroi d’une aide financière à certains projets d’expéditions lointaines correspondant à des objectifs précis, sous la forme d’une Bourse Expé-Jeunes destinée à encourager les initiatives.
En 2009, la FFCAM rejoint l’initiative « Bourse Expé » des Magasins Expé, qui regroupe différents partenaires, pour offrir chaque année, matériel et aide financière à cinq projets sélectionnés.
Elle récompense l’originalité, l’aventure, l’authenticité et l’engagement sur le terrain.

2017 - Les sujets d’actualité

- Les métiers du sport en montagne,
- Le Valgaudemar,
- Le parc national des Pyrénées,
- Montagne et numérique,
- Santé et sports de montagne,
- Massif de Belledonne

2018 - Le bénévolat

Parmi les thématiques abordées par le Congrès national  de la FFCAM (145ème Assemblée générale historique) le bénévolat, objet central et incontournable de l'esprit club alpin avec cette question : comment faciliter l'engagement ou plus simplement donner l'envie de participer à la vie associative, et comment inciter nos bénévoles à transmettre et poursuivre leurs activités dans une relation harmonieuse avec les professionnels ?
Dans l’esprit de ce questionnement, les mots d’un ancien président en 1979 : « Le bénévolat contribue à instituer des rapports privilégiés entre l'adhérent et les structures de direction du Club Alpin. Le non-professionnalisme, l'historicité de notre association, le principe du bénévolat et l'importance du rôle joué par les bénévoles, sont pour nous-mêmes et nos partenaires autant de facteurs qui favorisent une certaine prise de distance face aux événements et aux intérêts catégoriels ou particuliers.
La notion d'appartenance prend alors son sens plein ; le choix n'est pas déterminé par l'opportunité d'une prestation de service ; il se fonde, pour une grande part, sur des valeurs et sur une politique. La stabilité des adhésions constitue à ce propos un critère assez remarquable et qui confirme cette assertion ».

2019 - L’alpinisme entre au patrimoine culturel de l’UNESCO

L’Assemblée Générale de l’Unesco, réunie à Bogota, a décidé le 11 décembre 2019 d’inscrire l’alpinisme sur la liste représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l‘Humanité.
Elle a félicité les parties requérantes d’avoir soumis un dossier multinational de grande qualité, témoignant de la collaboration active entre les communautés.
Elle a félicité les États intervenants d’avoir soumis un dossier qui souligne l’intérêt du savoir traditionnel relatif à la nature et à l’univers, et proposant un exemple positif des relations durables entre les êtres humains et leur environnement.

L’alpinisme est reconnu par l’Unesco comme l’art :

- de gravir des sommets et des parois par ses propres capacités physiques, techniques et intellectuelles,
- de confronter ses propres capacités et savoir-faire aux obstacles naturels, non artificialisés,
- d’évaluer et d’assumer des risques mesurés,
- d’auto-décision, d’auto-responsabilité et de solidarité,
- du respect d’autrui et du milieu naturel.

2020 - Le parc naturel régional du Mont Ventoux

Le classement du Parc naturel régional du Mont Ventoux - le « divin sommet » de Jean Giono - est effectif après la signature du décret du Premier ministre du 27 juillet 2020. Le périmètre du Parc naturel régional du Mont Ventoux est constitué des territoires des communes qui ont approuvé la Charte du parc.
Une avancée majeure dans la préservation d’un lieu fabuleux et un aboutissement pour ceux qui réclamaient une sauvegarde de la montagne, depuis la célèbre diatribe de l’entomologiste Jean-Henri Fabre en 1904 « Le progrès a fienté sur le front du Ventoux » au moment de l’édification de l’observatoire.
Il était étonnant qu’un pareil lieu ne soit pas encore protégé.

C’est dire la forte résistance de quelques avantages particuliers, avec en face l’intérêt général, et les quelques-uns des plus éclairés auxquels l’avenir se chargera de donner raison.

2020 - Le versant nord du Mont Blanc et sa voie normale d’accès

Le versant nord du Mont Blanc s’étend sur les communes de Chamonix, Saint-Gervais et des Houches, il est l’objet de bien des interrogations sur l’usage qui peut en être fait et soumis parfois à une fréquentation désordonnée.
Un dispositif « réglementant la fréquentation du site et des activités de ce patrimoine naturel exceptionnel » est instauré, sous la forme d’un arrêté de « protection de l’habitat naturel du Mont Blanc » (APHN), et publié le 1er octobre 2020 par l’autorité préfectorale, fondé sur le code de l’environnement.
Le champ d’application du règlement est le versant Nord glaciaire du Mont-Blanc au sens large, depuis l’Aiguille du Midi jusqu’à l’Aiguille de Bionnassay, incluant en aval les secteurs déneigés en été jusqu’à la cote environ 1700 m. Ce règlement « permet de privilégier les pratiques qui préservent le capital naturel au profit des générations futures ».
Il a pour objectif principal de réguler les comportements non conformes aux valeurs de l’alpinisme, constatés sur l’itinéraire le plus fréquenté vers le Mont Blanc, par l’Aiguille du Goûter et l’arête des Bosses, et régulièrement dénoncés par le maire de Saint-Gervais.

Sur cet itinéraire et seulement sur cet itinéraire des dispositions contraignantes sont édictées. Elles sont énoncées dans le dossier du CFD : La protection du milieu naturel et de la montagne / 2020 - Le versant nord du Mont Blanc et sa voie normale d’accès.

LES PRÉSIDENTS DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DES CLUBS ALPINS ET DE MONTAGNE DE 1995 À NOS JOURS

1995            Fernand FONTFREYDE
1997            André CROIBIER (1937-2020)
2001            Bernard MUDRY
2009            Georges ELZIÈRE
2017            Nicolas RAYNAUD         

CONSULTATION

La plupart des textes concernant l'historique de la montagne et de la FFCAM sont consultables au Centre Fédéral de Documentation de la FFCAM - 24, avenue de Laumière, 75019 Paris. Notamment dans les différentes publications :

- Les Annuaires du CAF, de 1874 à 1904.
- Les Bulletins du CAF, de 1876 à 1904.
- La Montagne, de 1905 à 1954.
- Alpinisme, de 1925 à 1954.
- La Montagne & Alpinisme, depuis 1955.
- Les Annales du GHM, de 1955 à 2001 et Cimes, de 2002 à 2015.

Consultation de l’ensemble des livres constituant la bibliothèque de la FFCAM ; tous référencés.

CONSULTATION EN LIGNE

Accès aux références
Vous pouvez consulter en ligne le catalogue du CFD avec un accès aux références pour l’ensemble des articles des périodiques et pour les livres.

Il suffit de saisir un mot caractéristique ou un des mots-clés d'un ouvrage recherché, dans l'un des champs appropriés ( auteur, titre, sujet, année d'édition ) et vous aurez accès aux références.

Accès aux publications

Vous pouvez consulter en ligne les titres suivants :

 - Les Annuaire du CAF, de 1874 à 1904, accessibles sur le site de la Bibliothèque Nationale : http://gallica.bnf.fr
- Voir aussi : www.archive.org et utiliser le mot-clé : club alpin français.
- Les Bulletins du CAF, de 1876 à 1904, accessibles sur le site de la Bibliothèque Nationale : http://gallica.bnf.fr
- La Montagne, de 1905 à 1954, accessibles sur le site de la Bibliothèque Nationale : http://gallica.bnf.fr
- La Montagne & Alpinisme, depuis 1955, accessibles sur le site de la Bibliothèque Nationale : http://gallica.bnf.fr
- Enfin Alpinisme, de1926 à 1954, accessibles sur le site du GHM, avec les Annales du GHM (1955-2001) et Cimes (2002-2015).

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Centre Fédéral de Documentation Lucien Devies
24 Avenue de Laumière
75019  Paris
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Tél. 01 53 72 87 13
Permanences :
mardi, vendredi, samedi sur rendez-vous. Gratuit pour les licenciés FFCAM, cotisation annuelle pour les non licenciés