Les autres activités sportives

 

Trois activités venant compléter les propositions de pratique de la FFCAM sont décrites :

- le vélo de montagne

- les sports aériens de montagne

- la slackline

LE VÉLO DE MONTAGNE

Dans les années cinquante, il n'y avait que quelques-uns qui osaient s'accompagner partout de leur vélo classique peu adapté ; avec des portages homériques comme la traversée de la montagne Sainte-Victoire par exemple, et ensuite en 1981 pour un tour du Mont Blanc classique.
Le Vélo Tout Terrain, né aux USA en 1979 et connaîtra rapidement une pratique populaire.
Le sommet du Mont Blanc est atteint 1984, déjà en Vélo Tout Terrain ( VTT ).
Le progrès technique, proposé par l'engin moderne, permet une pratique en montagne et dans les collines qui se répandra dans beaucoup de Sections du Club Alpin, lequel adoptera un code de bonne conduite, préconisé aux pratiquants.
La revue La Montagne & Alpiniste n° 3/1991 consacrera un numéro spécial à cette discipline en développement et un rassemblement national de vélo de montagne sera organisé.
En 1996, le vélo de montagne continue son développement aux niveaux des clubs de la Fédération Française des Clubs Alpins, plus tard Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, ils accueillent de nombreux adeptes, et une Commission nationale de vélo de montagne anime l’activité.
La revue La Montagne & Alpiniste n°2/1996 revient sur son aspect pratique.
Le cinquième rassemblement national de vélo de montagne est organisé du 22 au 25 août dans le massif du Pilat, par les Clubs Alpins de Lyon et de Saint Etienne.

LES SPORTS AÉRIENS DE MONTAGNE

Le Club Alpin s’est depuis longtemps intéressé à la navigation aérienne en montagne. Au début, par les vols d’avion à moteur, pour plus tard trouver une issue plus conforme à son idéal.
En 1965,il avait créé une Commission des sports aériens de montagne, avec des formations concernant le vol sur appareils à moteurs, les atterrissages sur altiport et sur glacier, et le parachutisme en montagne.
C’est une curiosité notable, venant à contre-courant des vives oppositions qui existaient dans l’association, pour la navigation aérienne à moteur, et pour les déposes aériennes à but touristique.
Cette activité, qui n’entre que très partiellement dans le rôle que s'est assigné l’association, sera ensuite transmise.
La Charte des alpages et des glaciers de 1976 fera tourner la page de cette courte aventure, et le vol libre viendra apporter, plus tard, une légitimité plus incontestable...
Dès 1973, une Association Française des pilotes de montagne prendra peu à peu le relai, le Club Alpin - qui conseille déjà l’adhésion à l’AFPM - organisera encore des rassemblements de pilotes de montagne jusqu’aux années quatre-vingt, et maintiendra ensuite une collaboration pendant encore quelques années.
En 1978, la Commission des sports aériens du Club Alpin va peu à peu se tourner entièrement vers la pratique du vol libre, et le deltaplane entrera dans les activités offertes par le Club Alpin.
En 1987, c’est le parapente qui viendra s’imposer.
En 1999, dans le cadre de la protection de la montagne, le Club Alpin publie des recommandations et des propositions, pour l’utilisation des aéronefs à moteur en montagne, qui ont été approuvées par le Comité directeur de la FFCAM, dans la revue La Montagne & Alpinisme n°1/1999. Ces avertissements s’adressaient aux pratiquants et aux dernières coopérations de l’association avec les sports aériens à moteur.
En 2013, la revue La Montagne & Alpinisme n°1 et 2 présente les activités liées au vol libre en deux dossiers, qui nécessitent pour les moins initiés le petit historique qui suit, car en s’élançant ou en sautant, ce sont des pratiques très différentes.

Un historique du vol libre

Le début du vol libre en montagne se fera avec le planeur, il a l’inconvénient de recourir à un avion tracteur, sauf dans les zones de grand vent établi, comme dans les Alpilles, avec l’aide du mistral et du câble tracteur.
Puis, beaucoup plus tard, viendra l’utilisation de voiles légères avec le deltaplane, le parapente et le wingsuit.

Le deltaplane

Le deltaplane est venu apporter une première issue aux passionnés d’aventures aériennes, en utilisant un appareil moins encombrant que le planeur.
Dans la décennie 1960, le deltaplane est progressivement mis au point aux USA. D’abord en tractant l’appareil pour décoller depuis un plan d’eau. L’envol avec élan, depuis une pente appropriée, est vite suggéré. La recherche de performances originales accompagnera le développement de la pratique.
En 1972, apparition du deltaplane en France.
En 1973, décollage depuis le sommet de l’Aiguille du Midi, et du sommet du Mont Blanc le 26 octobre de la même année.
En 1974, fondation de la Fédération Française de Vol Libre.
En 1978, la Section Lorraine-Nancy du Club Alpin propose un centre école de formation au deltaplane, avec une quinzaine de machines à disposition. Une formation et un brevet fédéral sont délivrés.
En 1985, Pierre Gévaux le 11 juillet, et Jean-Marc Boivin trois jours plus tard, s’envolent depuis le sommet du Gasherbrum II à 8035m.
Ces aéronefs seront peu à peu perfectionnés, jusqu’au développement du parapente qui viendra marginaliser la pratique, à cause des dimensions et des difficultés de transport de la machine.

Le parapente

En France, l’idée de se servir d’un parachute, pour décoller depuis les pentes des montagnes, après une course d’élan, permettant de déployer sa voile, date du début de la décennie 1970. Antérieurement, certains précurseurs sont vus sur les pentes enneigées de la station de ski des Grands-Montets, tenter les premiers envols. La neige et les skis permettant les premières audaces. L’engin utilisé est le parachute classique.
En 1978, un premier grand vol est réussi par le Suisse André Bohn, parachutiste du club consacré d’Annemasse.
Pour les parachutistes, l’idée est de s’entraîner à l’atterrissage de précision à moindre coût, en évitant l’avion.
Différents tâtonnements, améliorations et développements vont faire progresser le parapente qui va s’imposer dans le ciel.
Rapidement certains vont imaginer des envols depuis les sommets des montagnes, puis des navigations d’envergure en utilisant le vent et les thermiques.
En 1983, décollages depuis l’Aiguille Verte, et du Cervin le 31 août 1984. Des raides de grandes longueurs sont entrepris.
En 1985, Pierre Gevaux s’envole en parapente depuis le sommet du Gasherbrum II à 8035m.
En 1985, la Fédération Française de Vol Libre, devient délégataire du parapente.
En 1985, un engin spécifique consacré exclusivement au parapente apparaît, mieux adapté que le parachute classique pour s’envoler, après une course d’élan, voir pas d’élan, avec la complicité du vent.
Le vol en parapente va connaître un développement important. Plus léger et plus transportable que les engins précédents, il va apporter un progrès déterminant.
En 1987, il devient une activité proposée par la Commission des sports aériens du Club Alpin, avec l’idée de longues randonnées aériennes, confortant la doctrine de l’association, car permettant de « gagner l'indispensable point haut initial de leur propre moyen et en dehors de tout vecteur polluant », avec les installations existantes bien sûr...
Dès 1987, un rassemblement annuel de ses adeptes sera organisé chaque année.
En 1988, Jean-Marc Boivin s’élance depuis le sommet de l’Everest en parapente.
Avec des engins modernes et adaptés, l’exploitation des thermiques va rendre possible les élévations au-dessus des points de décollage, et peu à peu de prendre beaucoup d’altitude.
En 2003, le 12 mai en s’élançant depuis Planpraz et d’Annecy, le Mont Blanc est survolé, puis atterri le lendemain, depuis Planpraz et Samoëns et Megève.
En 2003, pendant la mutation de notre association, devenant Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, plusieurs clubs locaux proposent des activités de vol libre, principalement avec le parapente. Et ses variantes à skis.

Le Base jump

Une nouvelle pratique va s’ajouter, venant également des USA, depuis les années 1978-80, consistant à sauter depuis un relief vertical avec un parachute, pour une ouverture retardée, en s’écartant rapidement de la muraille. Des immeubles, des antennes, des ponts et des falaises sont ainsi sautés, d’où le nom Base jump, un acronyme en anglais de ses quatre plateformes de départ (Bulding-Antenna-Span-Earth). Beaucoup de ses sauts resteront clandestins, ils sont pratiqués par des parachutistes expérimentés, adeptes de la chute libre. Avec parfois la police au moment de l’atterrissage.
Cette pratique ne s’adresse normalement qu’à des parachutistes particulièrement confirmés.
En France, ce type de saut très technique va bientôt intéresser les parachutistes-alpinistes. En 1989, Éric Beaud réalise le premier saut en Base jump d’une falaise dans la chaîne des Fiz.
Les faces ouest des Drus et du Grand Capucin seront immédiatement visitées de cette façon.
Bientôt les zones verticales des parois, rendant possible ces envols, seront recherchées, pour inaugurer un premier parcourt.
Pour les grimpeurs-parapentistes polyvalents, c’est aussi l’assurance d’un retour rapide dans la vallée, lorsque les conditions atmosphériques le permettent.
Bien peu de paroi resteront inexplorées, jusqu’au saut improbable depuis la Montagne Sainte-Victoire, altitude 900m, hauteur libre moins de 150m par Jean-Louis Martinez.
En 2004, avec la pratique du Base jump, une Association française de paralpinisme voit le jour.
En 2006, elle rejoint la FFCAM, comme activité de montagne, concernant seulement le saut depuis les falaises.
En 2013, la French Base Association, l’autre association sœur, mais englobant les différentes plateformes initiales de saut, est affiliée à la FFCAM en 2013.
En 2014, parmi les invraisemblables exploits imaginés à l’aide de cet engin, citons celui de Julien Irilli, le 14 septembre, décollage depuis l’Aiguille du Midi, son parapente l’amène sur le glacier de Leschaux à 10h. La voie Colton-MacIntyre du versant nord de la pointe Walker des Grandes Jorasses est gravie en solo intégral en 3h35, décollage de la Pointe Walker à 15h30 et atterrissage 30 minutes plus tard à Chamonix pour le thé… Un exploit, et une façon de faire à ne pas laisser entre toutes les mains…

Le wingsuit

Les adeptes du Base jump, équipés de combinaisons adaptées de wingsuit, vont apporter une autre manière de faire, celle de pouvoir planer, s’élancer de spots moins adaptés et de prolonger les possibilités de ces aventures aériennes, avant d’ouvrir leur parachute pour l’atterrissage. Un vieux rêve de l’entre deux guerre qui a provoqué de nombreux déboires, pour arriver au développement d’une combinaison dans la décennie 1990, et en commençant par s’élancer d’un avion.
En 2012, premier vol en wingsuit, depuis le sommet de l’Aiguille du Midi, le 4 juillet, et depuis le sommet du Petit Dru, le 25 juillet.
Les évolutions offertes par ces combinaisons, rêvées depuis longtemps par les meilleurs talents, se trouvaient dès lors imaginables. Des réalisations ahurissantes pourront être envisagées, certaines avec succès, mais avec la certitude aussi qu’une erreur aura des conséquences désastreuses.
En 2013, notons le record d’altitude en Wingsuit établi par le Russe Valery Rozov le 29 mai, depuis le plus haut ressaut vertical existant sur les pentes du Chomolangma-Everest à 7720m, pour sauter équipé de sa combinaison.
La FFCAM pour sa part prônera une pratique raisonnable et responsable, une pratique durable oserons-nous dire.

Le paralpinisme

C’est un peu un nom générique donné à ces différentes pratiques, il faudra attendre pour connaître son évolution et sa stabilisation dans le vocabulaire courant.

LA SLACKLINE

C’est une activité en vogue, venant du Yosemite initiée dès 1980, puis développée en Europe par nos voisins allemands et proposée désormais dans certains clubs affiliés à la FFCAM.

L’association française de slackline venant s’affiliée à notre fédération. La revue LM&A n°3-2011 consacre un article à cette pratique.

 

Centre Fédéral de Documentation Lucien Devies
24 Avenue de Laumière
75019  Paris
Contactez-nous
Tél. 01 53 72 87 13
Permanences :
mardi, vendredi, samedi sur rendez-vous. Gratuit pour les licenciés FFCAM, cotisation annuelle pour les non licenciés