FFCAM - Le Club Alpin Français [ depuis 1995 ]

Un historique du Club Alpin Français, aujourd’hui Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, est proposé en six dossiers allant de 1874 à nos jours :

- Les origines du Club Alpin Français

- Le Club Alpin Français de 1874 à 1914

- Le Club Alpin Français de 1915 à 1940

- Le Club Alpin Français de 1941 à 1974

- Le Club Alpin Français de 1975 à 1994

- Le Club Alpin Français de 1995 à nos jours

Le Club Alpin Français de 1995 à nos jours

Préambule

De 1874 à 1994, le Club Alpin a mené des actions pionnières dans l’ensemble des domaines consacrés aux montagnes présentées dans les dossiers précédents.

Il a été notamment :

< Artisan du développement économique des hautes vallées des montagnes de France.
< Aménageur de la haute montagne par ses refuges et ses sentiers.
< Artisan de l’essor du tourisme de montagne.
< Promoteur des activités tournées vers l’excursionnisme, l'alpinisme, le ski et autres activités liées aux montagnes.
< Organisateur de la profession de Guides de haute montagne jusqu’en 1940.
< Précurseur du tourisme hivernal et des loisirs sportifs attachés, avant l’autonomie du ski de compétition, pour après 1924
se consacrer au ski de montagne.
< Organisateur des Caravanes scolaires pour la jeunesse
jusqu’en 1940.
< Promoteur d’un engagement pour la protection du milieu naturel et la montagne.
< Promoteur des actions qui conduiront à la création des Parcs nationaux.
< Contributeur majeur dans la connaissance scientifique de la montagne.
< Initiateur du Groupe de Haute Montagne avant son autonomie en 1930.
< Diffuseur de guides-itinéraires et de manuels techniques.
<
Après 1922, promoteur de l’Enseignement alpin.
< Promoteur des premières initiatives vers les plus hautes montagnes du monde avant 1940.
< Il a publié certains textes essentiels : Alerte au suréquipement - La Chartre des Alpages et des Glaciers - La chartre Montagne.
< Depuis 1942, il a dû s’intégrer dans une organisation fédérale, où son hégémonie numérique produira des incompréhensions.
< Au sein de la Fédération française de la Montagne, il sera promoteur des initiatives vers les plus hautes montagnes du monde, organisateur du Secours en montagne avant l’intervention des Pouvoirs Publics en 1972.

< Les incompréhensions dans l’organisation fédérale devenue Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade conduiront le Club Alpin à se transformer en 1995 en une fédération multisports à part entière, une Fédération Française des Clubs Alpins (plus tard Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne) avec la personnalité juridique de ses Sections qui sont devenues des Club Alpins locaux.

Il conduira ensuite ses propres initiatives en matière d’Enseignement alpin, d’activités sportives et de formation au haut niveau.

Et surtout, il aura permis à beaucoup de découvrir, d’approcher et d’aimer la montagne.

Sommaire :

- 1995 - Une fédération multisports à part entière

- 1995 - La responsabilité des dirigeants et des cadres bénévoles

- 1997 - Les connaissances nécessaires pour aller à l’autonomie

- 1998 - Une politique de la jeunesse et la multiactivité

- Les refuges à la fin du vingtième siècle

- 2000 - La loi sur le sport

Actuellement en construction

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1995 - Une fédération multisports à part entière

Au début de l’année 1995, le Club Alpin Français souhaite devenir une fédération multisports à part entière, en référence à sa représentativité et sa compétence.

Le 30 janvier 1993, l'Assemblée générale du Club Alpin Français, réunie à Albertville, avait adopté de nouveaux statuts de Fédération multisports, réunissant les anciennes Sections devenues des Clubs Alpins locaux, en ayant acquis la personnalité juridique.

Les membres de la « Fédération des Clubs Alpins Français » se reconnaissent « comme des amateurs polyvalents, assumant économiquement et politiquement une grande part des charges d'aménagement et de protection de la montagne ».

Une Fédération « qui offre des formations de base dans toutes les disciplines, qui assure une représentation internationale de la France et une permanence de la culture alpine de langue française ».

La question de la représentation du Club Alpin - membre fondateur - au sein de l’Union Internationale des Associations d’Alpinisme (UIAA) avait provoqué la démission de Louis Volle, président en exercice ( voir le dossier précédant ). Imposé par l’autorité publique, le Club Alpin approuvait le texte qui faisait de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade la représentante et la détentrice de la voix de la France à l'UIAA. En contrepartie, la FFME acceptait que le président du Club Alpin ( ou son représentant ) accompagne obligatoirement le président de la FFME ( ou son représentant ) dans la délégation française.

L’Assemblée générale de la « Fédération des Clubs Alpins Français » réunie à Nîmes en janvier 1995 élira Fernand Fontfreyde qui sera chargé en premier lieu de préparer l’avenir de la nouvelle fédération multisports - qui plus tard en 2005 deviendra la « Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne ».

L’agrément définitif viendra du ministère de la Jeunesse et des Sports du 10 mai 1996, après avis favorable du Comité Olympique et Sportif Français et de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade.

Il faudra encore une Assemblée générale extraordinaire de la Fédération Française des Club Alpins, le 14 décembre 1996 à Paris, avec une adoption à une très large majorité de nouveaux statuts conformément aux textes officiels, pour terminer la mutation commencée en 1988 avec la personnalité juridique octroyée aux Sections de l’association. « C’est un tournant historique dans l’évolution [du Club Alpin] et probablement l’un des plus important depuis sa création » écrira le président Fontfreyde.

Les domaines d'intervention de la Fédération des Clubs Alpins

On peut souligner les grandes orientations de la Fédération des Clubs Alpins présentées à ce moment là, en s’appuyant sur un éditorial du président Fontfreyde...

Développer les activités de haut niveau. Cela concerne un nombre minoritaire d'acteurs, mais constitue le fer de lance de l’association. Ce groupe d'élite intéresse tous nos compétiteurs que ce soit en alpinisme, en ski-alpinisme, en escalade, en vol libre et également certaines de nos activités spéléo. Il permet à notre Club de présenter une image de marque sportive dynamique.

Encourager le sport de loisir. C'est là que se retrouve le plus grand nombre de nos adhérents, c’est la base effective de notre Club.

C’est là que sont développées les formations indispensables qui permettent à nos jeunes affiliés d'atteindre l’autonomie et pour certains le haut niveau. Cela concerne toutes les activités sportives proposées par nos Sections devenues nos Clubs Alpins.

Prolonger les orientations culturelles. Cela concerne : la protection de l'environnement qui doit rester un souci majeur, afin de transmettre aux générations qui nous suivront un champ d'action préservé ; l’aménagement paisible et responsable de la montagne au service des montagnards ; l’étude de l’ensemble des domaines concernés par la montagne : sciences, culture, environnement.

Ces orientations culturelles viennent compléter les raisons d'être des autres domaines d’intervention du Club Alpin. C'est ce qui permet de prétendre que le Club Alpin Français possède une éthique propre et qu'à ce titre il est probablement le seul à être concerné par tout ce qui se passe dans le milieu montagne.

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 1995 - Les sommets de plus de 4 000 mètres d'altitude dans les Alpes

Au début du vingtième siècle la toponymie alpine, la désignation des lieux de montagne, est dans un état chaotique : « dissémination des renseignements, désaccords fréquents entre les intéressés, difficultés d’interprétation provenant de l’imprécision des auteurs, erreur d’identification ».

Ce qui avait conduit Henri Vallot à produire une contribution « Des noms nouveaux en haute montagne » dans la revue « La Montagne » de 1909, en lien direct avec les travaux de la Commission de topographie du Club Alpin.

Notons que déjà en 1906 dans les Pyrénées, une Commission de la Fédération des Sociétés Pyrénéennes s’était chargée de définir « pour chaque lieu la dénomination et l’orthographe de nom qu’il convient d’adopter et d’inscrire sur les cartes ».

Mais dans les Alpes des carences existaient.

En 1924, Marcel Kurz avait proposé quelques réformes.

En 1929, pour la rédaction du guide-itinéraires Vallot-Fischbacher du Mont Blanc, Jacques Lagarde indique que pour rester dans la nomenclature usuelle : « nous avons écrit à notre corps défendant : Péteret et non Peuterey ; Fresnay et non Frêney ».

En 1946, il appartiendra aux rédacteurs des guides-itinéraires Vallot- Arthaud et des Écrins de mettre un peu d’ordre.

Mais les répertoires proposés par les rédacteurs de guides-itinéraires et par les cartographes des différents pays alpins ne concordaient pas toujours. En particulier, il n'avait pas été établi jusqu'ici de critères bien définis permettant de distinguer les sommets suffisamment individualisés des autres reliefs ne revêtant aucun intérêt, ni pour les alpinistes, ni pour les topographes.

Il était souhaitable qu’une liste de référence des sommets alpins soit établie sur des critères univoques d'évaluation au niveau européen par un groupe de travail possédant une compétence indiscutable. Il s’agissait surtout de trier parmi les nombreuse antécimes et autres reliefs voisins des cimes principales.

L’initiative première concernera les sommets de plus de 4000 mètres d'altitude.

Un groupe de travail

Suite à la proposition d'un membre du Club Alpin Italien Luciano Ratto, aux avis favorables des présidents du Clubs Alpins Italien, Français et Suisse, et de l'accord de l’Union International des Associations d’Alpinisme, un travail de recherche a été conduit sous la responsabilité d'auteurs de guides-itinéraires des trois pays ayant des sommets de 4000m sur leur territoire.

Gino Buscaini pour l'Italie (assisté par les initiateurs du projet Roberto Aruga, Franco Bianco et Luciano Ratto), François Labande pour la France et Maurice Brandt pour la Suisse.

Critères de sélection

En partant de la définition de sommet - un point de la surface des Alpes qui s'élève avec un certain dénivellement du terrain tout autour, et qui possède une individualité - plusieurs critères ont été définis. Ils tiennent compte du fait que la liste à établir est destinée aux alpinistes et qu'elle ne se fonde donc pas seulement sur les données topographiques (qui restent cependant l'élément fondamental), mais aussi sur d'autres critères plus subjectifs, susceptibles d'ailleurs de varier en fonction de l'évolution de l'histoire de l'alpinisme.

Critère topographique : pour tout sommet, la différence entre son altitude et celle de la plus haute éminence voisine ne doit pas être inférieure à 30 mètres (distance qui, dans l'histoire de l'alpinisme, a longtemps correspondu à une longueur de corde). Ce critère peut être complété par la mesure de la distance (en projection horizontale) entre le sommet en question et la base d'un éventuel autre 4000 adjacent.

Critère morphologique : il prend en compte la structure d'ensemble et l'aspect d'un sommet (s'applique par exemple aux épaules, antécimes, etc.).

Critère de notoriété : il traduit l'importance d'un sommet du point de vue de l'alpinisme - niveau qualitatif des voies qui y conduisent, valeur historique, fréquentation.

Détermination de l'altitude

L'altitude indiquée pour chacun des 4000 de la liste est celle qui figure sur la carte la plus récente du pays concerné. Si la montagne est frontière et que les cartes des pays divergent, les deux altitudes sont indiquées.

Il en résulte ainsi une liste officielle comprenant 82 sommets, ainsi qu'une deuxième liste élargie de 46 autres sommets de plus de 4000 m ne satisfaisant pas aux critères mentionnés plus haut.

Les deux listes sont publiées dans la revue « La Montagne & Alpinisme » n°1/1995.

En ce qui concerne la toponymie

Dans les Alpes, après enquête et consensus entre les géographes et érudits, la toponymie liée aux montagnes a été peu à peu cristallisée depuis le début du XXe siècle. Mais elle était venue butée sur différentes frontières entre les pays, certaines régions ou mêmes certaines zones linguistiques et chacun est resté maître chez lui.

Plusieurs noms continueront donc de consacrer certains sommets, cols ou passages frontières, comme pour la plus illustre des montagnes avec ses trois noms : Cervin - Matterhorn - Monte Cervino, et aussi les nombreux sommets de l’arête frontière, et certains passages comme Colle della Maddalena d’un coté et col de Larche de l’autre.

Et la toponymie des Dolomites présente, à cause de l’histoire, un imbroglio encore plus indémêlable pour les visiteurs.

La responsabilité des dirigeants et des cadres bénévoles

Suite à une affaire malheureuse concernant un accident d’escalade, le Club Alpin organise le 20 mai 1995 un colloque sur la responsabilité des dirigeants et des cadres bénévoles qui est conduit par des membres des professions judiciaires. Le rapport est publié dans la revue « La Montagne & Alpinisme » n°3/1995.

Participaient de nombreux Clubs Alpins, ainsi que la Fédération Française de la montagne et de l’Escalade et celle de la Randonnée Pédestre, et d’autres associations intéressées.

Voici les grandes lignes des résultats d’abord avec ces constatations préalables :

• La situation du dirigeant ou du cadre bénévole n'est pas différente de celle de toute autre personne appelée à répondre de ses agissements à la fois fautifs et dommageables, la faute étant appréciée, en dernière analyse par les tribunaux, selon la conduite normalement diligente et raisonnable qui doit inspirer toute action humaine.

En ce qui concerne nos activités particulières :

• Il n'existe pas, pour la pratique des sports en montagne, de réglementation nationale émanant de l'autorité publique.

• Pour tout pratiquant, il est souligné l'intérêt de souscrire une assurance « individuelle-accident » destinée à couvrir le préjudice corporel ou matériel subi par lui et découlant d'un accident.

• Les procès verbaux dressés par la gendarmerie pour l’enquête de police judiciaire lors des accidents de montagne sont des avis techniques dans lesquels les magistrats puisent les informations dont ils peuvent avoir besoin lorsqu'ils sont saisis de procédures contentieuses.

L'action à conduire pour notre association peut se développer selon quatre objectifs : organisation, exécution, réflexion et communication.

Elle doit l'être dans chaque cellule du Club Alpin, le siège national ne pouvant que promouvoir un certain nombre de recommandations et donner des impulsions lorsque le besoin s'en fait sentir.

L'ORGANISATION. Chaque association doit veiller avec rigueur à la parfaite distribution des tâches des divers responsables à l'organisation des courses ou sorties collectives, selon un calendrier porté à la connaissance des pratiquants et comportant une évaluation des difficultés techniques de ces sorties, la sélection, la formation des cadres, l'accueil des nouveaux membres, la mise en place de sorties destinées à les familiariser avec les activités qu'ils désirent pratiquer.

L'EXÉCUTION. Elle doit conduire à la recherche de cadres expérimentés bien formés, aux connaissances et à l'expérience avérées, sachant réagir en situation de risque et attentifs au niveau technique des participants qu'ils encadrent. Remarquons que la possession d'un brevet, si elle est recommandée, car elle est souvent un critère de compétence devant les juridictions, n'est pas obligatoire pour conduire des groupes d'adultes en montagne, elle peut être remplacée par une solide expérience acquise au fil des années par une pratique constante.

L'élaboration de règles techniques de base présentées en termes de recommandation et non d'obligation ou de réglementation a été proposée dans le cours de la discussion par divers participants qui ont fait état de cette pratique dans des clubs alpins étrangers ( Suisse notamment ) et même dans nos Clubs Alpins ( Marseille, en particulier ).

LA RÉFLEXION. L'accident peut survenir même dans le groupe le mieux géré utilisant un encadrement de bon niveau technique. D'où la nécessité, de créer des cellules de crise ou des comités de sécurité qui dans une telle situation procéderaient à une enquête interne pour déterminer les causes du sinistre : défaillance de l'encadrement, risques objectifs normalement imprévisibles, faute de la victime...

Les conclusions de cette enquête - qui ne remplacerait pas l'enquête judiciaire - permettraient, sans aucun doute, de tirer d'utiles enseignements pour éviter la reproduction d'autres accidents.

Cette procédure nous rendrait également plus crédibles tant auprès de nos assureurs que des autorités judiciaires ou des milieux professionnels dans la mesure où nous apparaîtrions comme capables de remédier à nos propres défauts.

LA COMMUNICATION. C'est à ce moment que la relation humaine, conforme à la tradition de solidarité des pratiquants de la montagne, est la plus nécessaire. Les ayants droit d'une victime décédée doivent pouvoir connaître les circonstances de l'accident et ce, dans un délai aussi proche que possible de la mort de leur proche. Si cette information ne leur est pas donnée, le seul recours dont ils disposent est le dépôt d'une plainte qui leur permettra d'accéder à l'enquête judiciaire et de solliciter, par le biais de la constitution de partie civile, l'ouverture d'une information pénale.

Tout aussi digne d'intérêt est la situation du présumé responsable, nécessairement membre de notre association et tenu, s'il n'est pas soutenu, de supporter seul, au moins le poids moral de la mort d'un compagnon ou, plus encore, de celle d'un ami.

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1996 - Le Vélo de montagne

Le Vélo Tout Terrain, né aux USA en 1979, continue son développement aux niveaux des Club Alpins qui accueillent de nombreux adeptes et une Commission nationale de vélo de montagne ( VTT ) anime l'activité

Après un numéro spécial consacré en 1991 à cette discipline en progression dans nos Clubs Alpins, la revue La Montagne & Alpiniste n°2/1996 revient sur son aspect pratique.

Le cinquième rassemblement national de vélo de montagne est organisé du 22 au 25 août 1996 dans le massif du Pilat par les Clubs Alpins de Lyon et de Saint Etienne.

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1996 - Les parcours aménagés

Le Club Alpin avait publié un article expliquant l’enjeu dans la revue La Montagne & Alpinisme n°1/1991, suite à la construction de nombreuses structures métalliques et artificielles d’échelles, de câbles et d’escaliers volants pour proposer des circuits aériens parcourant des parois rocheuses : les « Vie Ferrate » du nom emprunté aux précurseurs italiens en la matière.

En 1996, le Club Alpin doit renouveler son avis, sollicité par le Service d’Études et d’Aménagement Touristique de la Montagne ( SEATM ) : « oui pour certains itinéraires présentant un intérêt majeur de randonnée pédestre en proposant des solutions de continuité entre des éléments naturels de progression », et rappelle sa position dans la revue La Montagne & Alpiniste n°2/1996.

La recommandation sera vite oubliée, car les stations d’altitude sont à la recherchent d’activité d’été.

Le 19 mars 1997 à Chambéry, une table ronde constatera que les parcours aménagés « s’offre au public comme activité accessible et très simple, l’équipement et la gestion d’un tel itinéraire peuvent s’avérer très complexes sur le plan des normes techniques et de sécurité, sur le plan de la responsabilité des communes, sur le plan des compétences réglementaires en matière d’encadrement, et sur le plan de l’impact environnemental ».

Un public qui devra se transformer en panoplie complète et attendre des heures derrières les moins aguerris.

Nous sommes à des années lumières du merveilleux sentier des Bocchettes des Dolomites des années 1960 qui était alors fait de fils de fer, de bouts de bois et d’échelles branlantes et parcouru sans aucun matériel de sécurité…

1997 - Les connaissances nécessaires pour aller à l’autonomie.

L’Assemblée Générale annuelle de la Fédération des Clubs Alpins s’est réunie le 1er février 1997à Lourdes, elle a élu un nouveau président André Croibier qui signe un premier éditorial « Le Club Alpin Français, dès sa création, s’est donné pour mission de promouvoir l’aventure en montagne et d’apporter à ses adhérents toutes les connaissances nécessaires à leur autonomie. La Fédération des clubs alpins français poursuivra les mêmes objectifs : notre effort de formation, plus particulièrement auprès des jeunes, n’a pas d’autre but ».

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Marcher dans le ciel

En mai 1988, Joël Claudel, accompagnateur en montagne, conçoit un fauteuil muni d’une roue unique, et de deux brancards, permettant de véhiculer une personne handicapé moteur sur les sentiers de montagne et pouvoir emmener son neveu Stéphane atteint de myopathie : la Joëlette.

Un modèle plus élaboré est proposé à partir de 1995.

L’association Handicap Évasion développera cette proposition.

Handi Cap Evasion, association loi 1901 à but non lucratif d’intérêt général, est née dans les Hautes-Alpes en 1988. Son objectif est de permettre à des personnes handicapées physiques et à des personnes valides de partager une activité de randonnée pédestre en montagne, grâce à un fauteuil roulant tout terrain. L’association est affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre, car elle s’inscrit dans le cadre de la randonnée sportive réunissant personnes valides et handicapées.

Dans les années mil neuf cent quatre vingt dix, une association pyrénéenne « Y arrivarem » développera des activités en pleine nature avec des objectifs proches : permettre à des personnes handicapées physiques et à des personnes valides de partager une activité sportive en montagne.

Certain de nos clubs s’associeront à ces démarches généreuses, l’une d’elles aura permis à un jeune handicapé d’écrire merveilleusement d’avoir pu « marcher dans le ciel »...

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1997 - Les dangers de la foudre en montagne

Le second Symposium international « Foudre et Montagne » est organisé conjointement par la Société des Électriciens et Électroniciens ( SEE ) et la Club Alpin Français à Chamonix du 1er au 5 juin 1997 concernant les accidents ( et les dangers ) de la foudre en montagne.

Cent quatre-vingt participants représentant de vingt-huit pays sont présents prolongeant les travaux de 1994 avec cent dix communications traitant de recherches fondamentales ou appliquées en matière de modélisation, de détection et de protection des hommes et des installations, ainsi que l’étude des effets de la foudre sur l’homme.

Les actes du congrès seront disponibles à la SEE.

Une présentation est publiée dans la revue « La Montagne & Alpinisme » n°3/1997.

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1997 - Une histoire de la spéléologie

En 1977, la Commission nationale de spéléologie du Club Alpin a plus de soixante ans d’existence, elle coordonne l’activité des spéléologues répartis dans les différentes associations de la Fédération des Clubs Alpins Français.

Un historique de la spéléologie est proposé par Philippe Morveran « La petite histoire de la spéléologie au Club Alpin » dans la revue La Montagne & Alpinisme n°4/1997. Est bien décrite la part du Club Alpin, en ce qui concerne les débuts de la spéléologie en France, puis sa structuration et son évolution.

Les liens forts de la spéléologie avec le Club Alpin, à l’origine de cette discipline dès 1888, méritent d’être soulignés et rappelés, ainsi que les activités de la Commission des travaux scientifiques du Club Alpin de 1939 à 1950.

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1997 - Les guides manuels du Club Alpin Français

Aux éditions de Seuil, le Club Alpin propose une collection présentant les différents sports alpins.

Les trois premiers ouvrages concernent :

- Les Sports de neige

- La météo de montagne

- La randonnée en montagne

Suivra en 1998 :

- Alpinisme et escalade

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1997 - Un classement au Patrimoine mondial de l’Unesco

Le 6 décembre 1997, l'Unesco a classé au Patrimoine mondial une partie du territoire des deux Parcs nationaux d'Ordesa-mont Perdu en Espagne et des Pyrénées en France et au double titre de monument naturel et de monument culturel.

Le Parc national d'Ordesa et du mont Perdu est créé le 16 août 1918, reclassé et étendu en 1982.

Le Parc national des Pyrénées occidentales a vu le jour en 1967.

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1998 - Les raquettes à neige

Pour les habitants des hauts villages de montagne, des raquettes à neige rudimentaires étaient d'une utilisation courante depuis très longtemps, pour des mobilités très circonscrites en hiver sur la neige.

C’est d’abord avec des raquettes à neige que la pratique hivernale de la montagne va s’initier vers 1880 et se développer, rapidement délaissées au profit du ski.

Cent ans plus tard, le déplacement à l’aide de raquettes réapparait dans nos montagnes et devient un nouveau produit proposé en hiver par les stations de montagne.

Pour le Club Alpin, c’est une conception rustique et rurale qui sera mise en avant, une nouvelle façon d’accéder à un espace de liberté lorsqu’elle est pratiquée loin des espaces aménagés, des stations et des foules « c’est là que l’on peut le mieux jouir des grands espaces et du plaisir de créer son propre itinéraire, tout en cultivant une connaissance approfondie de la neige du terrain de l’environnement naturel et humain ».

Le Club Alpin organise des formations de base axées sur la sécurité à l’intention de ses cadres bénévoles.

La coexistence de cette discipline - à la fois nouvelle et très ancienne - avec les pratiques hivernales classiques : ski alpin et nordique est évoquée dans l’article de Pierre Gallet dans la revue La Montagne & Alpinisme n°1/1998.

1998 - La formation pour les sports de neige

Pour la saison 1998-1999, le Club Alpin met en place ses propres formations dans le domaine des sports de neige de pleine nature débouchant sur des brevets fédéraux, comprenant trois niveaux de formation. La présentation est publiée dans la revue La Montagne & Alpinisme n°4/1998.

1998 - Le ski de montagne de compétition 

C’est sous la terminologie de « ski de montagne de compétition » que l’UIAA décide de désigner le ski-alpinisme de compétition en développement…

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1998 - Le centenaire de l’observatoire Vallot

À l’occasion du centenaire de l’observatoire Vallot construit en 1898, l’œuvre scientifique de Joseph et Henri Vallot est rappelée dans la revue La Montagne & Alpinisme n°2/1998 par respectivement Jacques Malbos, Robert Vivian, Claude Deck, Monique Fort, Louis Reynaud et Jean-Paul Richalet.

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1998 - Une politique de la jeunesse et la multiactivité

Depuis sa création le Club Alpin s’est toujours préoccupé de sa politique de la jeunesse, d’abord dès 1874 avec ses Caravanes Scolaires.

En 1990, c’est une formation tournée vers la compétition dans les activités sportives qui est proposée en regard de la forte demande des plus jeunes adhérents, la compétition étant souvent la forme la plus motivante de pratique et d’encouragement à l’acquisition d’une technique.

Mais dans l’environnement de la montagne et en fonction de la raison d’être du Club Alpin « la compétition ne peut être qu’une facette de la pratique des jeunes. Il serait dommage et bien trop réducteur de la limiter à une gestuelle ou à un désir un peu sommaire de confrontation avec autrui »

En 1997, la Commission jeunes est créée, en ayant à l’esprit des dimensions de loisir dans un environnement qui implique culture et savoir-faire, en orientant ses initiatives vers la multiactivité.

La présentation de la commission et les résultats des deux premières initiatives sont soulignées par le président de la Commission Dominique Girard dans un article : Le CAF et les jeunes dans la revue La Montagne & Alpinisme n°1/1998.

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1995 à 1998 - LES REFUGES CONSTRUITS

1996 - Le refuge des Bésines 2104m

1996 - Le refuge du Portillon, 2570m

1996 - Le chalet refuge des Trois Fours, 1230m

1996 - Le refuge de la Pilatte, 2572m

1997 - Le refuge des Conscrits, 2580m

1998 - Le refuge de Péclet-Polset, 2500m

1998 - Le refuge de Font Turbat, 2194m

Voir un historique plus détaillé dans le dossier : L'Aménagement de la montagne et les Refuges.

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Les refuges à la fin du vingtième siècle

La revue La Montagne & Alpinisme n°3/1998 consacre une nouvelle fois un numéro spécial aux refuges « Le Club Alpin française et ses refuges en 1998 » qui présente la situation du moment.

Elle est accompagnée d’un rappel historique des constructions depuis 1874 qui comporte malheureusement une omission oubliant de citer le principal artisan de la reconstruction des refuges de 1945 à 1974, des bâtiments « qui au sortir de la guerre 1939-1945 sont - pour la plupart - délabrés faute d'entretien, et certain sont pillés ou vandalisés »

Si, les actions des hommes de l’art sont essentielles, celles des hommes et des femmes de Club Alpin sont primordiales et bénévoles, ils et elles participent à la conception et à la réalisation, ils et elles décident du financement, doivent trouver les partenaires et en dernier lieu doivent assumer la décision au nom des adhérents de l’association ( voir les deux dossiers : « L'Aménagement de la montagne et les Refuges » et « Le Club Alpin Français de 1941 à 1974 »).

1999 - La structuration de la Fédération des Clubs Alpins Français

Dans son éditorial André Croibier, président de la Fédération des Clubs Alpins Français souligne les restructurations de l’association qui à désormais acquis un statut fédéral reconnu.

- Structuration territoriale de la fédération avec des Comités départementaux et Comités régionaux ( ou délégations correspondantes ) de façon à la mise en place des interlocuteurs reconnus par les collectivités territoriales et les services décentralisés de l'État.

- Formation des cadres bénévoles dont elle avait un urgent besoin. La Commission nationale de formation a pu mettre en place tous les cursus concernant les activités de la fédération.

Il annonce la mise en conformité des hébergements d'altitude, et la rénovation d'une centaine de refuges programmée sur la période 2000-2006.

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Les aéronefs à moteur en montagne

Dans le cadre de la protection de la montagne, le Club Alpin publie des recommandations et des propositions pour l’utilisation des aéronefs à moteur en montagne qui ont été approuvées par le Comité directeur de la fédération et publiées dans la revue La Montagne & Alpinisme n°1/1999.

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 2000 - Le développement durable

Le développement durable est mis en avant par le Club Alpin avec le compte rendu du congrès mondial du Comité international olympique d’octobre 1999 et l’éditorial du président André Croibier :

« Dans le droit fil de la déclaration du sommet mondial de Rio en juin 1992, le développement durable des zones de montagne passe par la préservation d'un environnement montagnard de qualité, sa fréquentation intelligente et en sûreté par le public le plus large, et un essor économique pérenne pour les activités locales qu'elles soient agricoles, touristiques ou de services.

Ainsi, et concernant plus particulièrement le Club alpin français, le développement durable apparaît comme le cadre harmonieux à l'intérieur duquel nous allons, dans les années à venir, poursuivre trois objectifs.

• Préserver un environnement montagnard de qualité.

• En favoriser l'accès le plus démocratique possible en veillant à la pertinence et à la sécurité des pratiques : nous y parviendrons par une formation aux techniques ; accompagnée d'une sensibilisation à la richesse et à la fragilité du milieu montagnard.

• Améliorer les conditions d'accueil dans nos hébergements pour rendre ceux-ci plus attractifs. Les refuges, chalets et centres alpins doivent en effet constituer un pôle fort d'attraction de tous les montagnards vers le CAF.

En poursuivant cette politique nous assurerons l'équilibre économique de notre secteur « hébergements» certes, mais, tout en remplissant la mission de service public qui nous est confiée, nous nous engageons pour le CAF et pour la communauté montagnarde en général, dans la voie d'un durable développement ».

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L’équilibre économique des Parcs nationaux

L’équilibre économique des Parcs nationaux est évoqué dans la revue La Montagne & Alpiniste n°1/2000 pour le Parc de la Vanoise et n°2/2000 pour le Parc des Écrins.

Ces études soulignent l’apport économique de ces zones protégées pour les collectivités qui en ont accepté l’implantation.

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La restauration des chalets d’alpage

Un manuel est proposé, à l’initiative du Parc national de la Vanoise, pour la restauration ou la reconstruction d’anciens chalets d’alpage, un patrimoine bâti entrant dans la mise en valeur du patrimoine montagnard.

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2000 - Les parcours aménagés

Le Club Alpin avait publié un article expliquant l’enjeu dans la revue La Montagne & Alpinisme n°1/1991, suite à la construction de nombreuses structures métalliques et artificielles d’échelles, de câbles et d’escaliers volants pour proposer des circuits aériens parcourant des parois rocheuses : les « Vie Ferrate » du nom emprunté aux précurseurs italiens en la matière. Avec un rappel de sa position dans la revue La Montagne & Alpiniste n°2/1996.

Le comité directeur du 18 mars 2000 renouvelle l'avis du Club Alpin dans la revue La Montagne & Alpiniste n°2/2000, sous le titre « Via ferrata » équipement et pratique.

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2000 - L’Annapurna de 1950

À l’approche du cinquantenaire de l’ascension de l’Annapurna, certains hors contexte et utilisant des informations partielles et des « on-dit » ont voulu exploiter l’événement historique à des fins d’édition.

Le challenge semblait être de vouloir saper, par tous les moyens, la notoriété de l’homme survivant de l’Annapurna, devenu un notable connu, qui pris dans la tourmente n'opposera qu'une résistance lassée et agacée de personne âgée, avec quelques maladresses de communication.

Pour rester dans le sensationnel, on ne tiendra pas compte des avis compétents, ce sera à qui en rajoutera le plus, en instillant le doute, en faisant parler les morts, rien ne sera vérifié, c’est le ragot qui tiendra lieu d’argument.

On ira jusqu'à tenter de faire un rapprochement invraisemblable entre l’organisation française pour l’Himalaya fondée dès 1933 et une fondation d’outre-Rhin, dont on nous explique les liens avec les nazis, créée en 1936…

Mais où était la vérification des sources…

Après l’orage, un important travail de Jean-Jacques Prieur, publié dans la revue du Groupe de Haute Montagne permettra de s’informer et de comprendre…

- Annapurna, une affaire de cordée ou de photos ? Cimes 2014.

- Annapurna, la conjuration du centenaire. Cimes 2015.

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 2000 - La loi sur le sport

Le 22 juin 2000, les députés votaient le texte de la loi sur le sport.

Le Club Alpin rassemblant une partie des pratiquants des sports de montagne se prouvait directement intéressé par ce texte.

- Concernant l'encadrement des activités dans les clubs, « les fédérations sportives agréées assurent la formation et le perfectionnement de leurs cadres ( ... ). Les diplômes concernant l'exercice d'une activité à titre bénévole, dans le cadre de structures ne poursuivant pas de buts lucratifs, peuvent être obtenus soit à l'issue d'une formation, soit par validation des expériences acquises ».

- Concernant les « espaces, sites et itinéraires relatifs aux sports de nature » leur gestion fait appel à un dispositif très complexe qui requière l’attention des fédérations délégataires ou agréées.

Est soulignée, par le président André Croibier, l'impérative nécessité pour le Club Alpin d'être présent à tous les niveaux de la consultation et de la décision. « Au plan national, c'est aux élus fédéraux qu'il appartiendra de défendre la liberté et la gratuité d'accès aux sites montagnards tout en veillant à leur protection. Mais un rôle essentiel sera dévolu à nos comités départementaux des zones de pratiques : il leur appartient de se rapprocher du président du Conseil général de leur département qui pilotera désormais la commission ad hoc aux pouvoirs très larges, en charge du "plan départemental des sites, espaces et itinéraires relatifs aux sports de nature" ».

A suivre...

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CONSULTATION

L’ensemble des textes concernant l’histoire de la FFCAM et les autres dossiers proposés sont consultables au Centre national de documentation de la FFCAM - 24, avenue de Laumière, 75019 Paris.

Notamment :

- Bulletins du CAF, de 1876 à 1904.
- Annuaires du CAF, de 1875 à 1904.
- La Montagne, de 1905 à 1954.
- Alpinisme, de 1925 à 1954.
- La Montagne & Alpinisme, depuis 1955.
- Les Annales du GHM de 1955 à 2001 et Cimes de 2002 à aujourd’hui.

Consultation de l’ensemble des livres constituant la bibliothèque de la FFCAM ; tous référencés.

CONSULTATION EN LIGNE

Accès aux références

Vous pouvez consulter en ligne le catalogue du CND avec un accès aux références pour l’ensemble des articles des revues et pour les livres.

Il suffit de saisir un mot caractéristique ou un des mots-clés d'un ouvrage recherché, dans l'un des champs appropriés ( auteur, titre, sujet, année d'édition ) et vous aurez accès aux références de votre recherche.

Accès aux publications

Vous pouvez consulter en ligne les revues suivantes :

- L’Annuaire du CAF, de 1876 à 1904 accessible sur le site de la Bibliothèque Nationale : http://gallica.bnf.fr
- Voir aussi : www.archive.org et utiliser le mot-clé : club alpin français.
- Le Bulletins du CAF, de 1876 à 1904 accessible sur le site de la Bibliothèque Nationale : http://gallica.bnf.fr
- La revue La Montagne de 1905 à 1954 accessible sur le site de la Bibliothèque Nationale : http://gallica.bnf.fr
- La revue La Montagne & Alpinisme depuis 1955 accessible sur le site de la Bibliothèque Nationale : http://gallica.bnf.fr
- Enfin la revue Alpinisme 1926 à 1954 accessible sur le site du GHM.